Prononcez “Tiananmen” et “Beijing”

(Je vais adopter comme convention d’écrire le pinyin en italique et les sons tirés du français en gras)

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Le pinyin n’est malheureusement pas adapté à l’apprentissage facile par les étrangers de la langue chinoise. Une des principales raisons regroupe les incohérences dans la prononciation de l’assemblage des lettres misent ensembles… un peu comme dans la langue française.

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Suite au dernier post, avec « H » que j’espère maitrisé, voici deux nouveaux sons plutôt faciles : « T » et « P ».

Ces deux sons correspondent en fait à quatre lettres en pinyin : d, t, b, p.

« d » se prononce simplement comme le « t » en français

« b » se prononce simplement comme le « p » en français

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« T »

Là encore, nous allons utiliser le « H ». Imaginez que vous prononciez un « t » suivi d’un « H » vu au post d’avant …

N’oubliez pas la patate chaude en prononçant le « t ». Vous avez alors votre « t » pinyin.

Il se prononce bien en fait « tH ». Essayez : « ta » donne bien « tHa ». Par exemple ici « ta » veut dire « il ».

En résumé, un d pinyin se prononce comme un t français et un t pinyin se prononce comme « tH » en français.

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« P »

Et le son « p » alors ? Ce qui est bien, c’est que c’est le même mécanisme. Un b pinyin se prononce comme un p français et un p pinyin se prononce comme « pH »(*) en français.

(*) je fais référence à « p » + « H » et non pas au son « f ».

N’oubliez pas la patate chaude en prononçant le « p »

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Pour terminer quelques exemples. Vous savez maintenant prononcer (on ne verra pas ici les accents):

« tian-an-men » : « tHiéne-ane-méne »

« tao » : « tHao »

« dao » : « tao »

« bei » : « péille » (comme dans Beijing : Pékin, la capitale)

« baba » : « papa »

« ping-pong » : « pHing-pHong »

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Au fait, ces posts sur la pronociation, ne servent pas à remplacer un vrai cours, ils n’ont pour but que de donner des rudiments de prononciation à des gens qui ne veulent pas apprendre le chinois ou qui cherchent, comme débutant, des trucs pour comprendre plus vite les leçons.

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Commentaires (1)

no883 septembre 2009 à 18:55

Très intéressantes les observations sur la langue chinoise qui tracent les grandes directions pour ceux qui désirent l’apprendre.

Parler la langue du pays permet d’établir des contacts aisés et amicaux avec la population. Même si on ne la maîtrise pas entièrement, montrer aux nationaux qu’on fait l’effort de l’étudier est catalyseur d’un capital de sympathies absolument bienfaisantes.

Je me souviens encore d’une altercation assez violente entre un contrôleur de car thaï et un groupe de trois touristes irlandais d’entre 25 et 30 ans pour un problème de tickets (des insultes et menaces réciproques fusèrent en anglais). S’interposa alors un jeune Australien (qui voyageait avec son amie thaïe) et parlait thai : il fit l’avocat des trois gars, expliquant le malentendu. Voyant (avec une pointe d’étonnement) un Occidental parler sa langue natale, le ton du contrôleur s’adoucit immédiatement et le conflit fut en quelques secondes dissout amicalement. Tout le monde voyagea sans encombre et dans la tranquillité à destination.