2020 – crise coronavirus – Vitamine D – COVID19

COVID19 et vitamine D

Déconfinement n’étant pas dans le dictionnaire, mon correcteur me le souligne comme une erreur. Enfin, nous y voilà, après près de 4 mois de crise, nous entamons une étape vers la désescalade. Les températures augmentent le soleil se fait plus présent.
Ce matin en me réveillant alors que je regardais Kiki ma petite araignée sur sa toile qui squatte le plafond attendant tranquillement quelque insecte, il me vient une idée.

Pendant tout le déroulement de l’épidémie depuis Wuhan et l’affaire du Diamond Princess, je trouvais que le comportement de l’épidémie, les contaminations et le nombre de victime ne sont pas très cohérents. Il existe des disparités importantes de pays à pays ou à région et de population à population. Et je n’ai pas trouvé dans les infos ou la documentation officielle une raison valable, prouvée et documentée à ce sujet. Je vais couvrir non pas toutes les causes, mais uniquement l’influence de la vitamine D telle que décrite dans les études scientifiques et mettre cela en relation avec des caractéristiques géographiques et ethnographiques.

Voici donc l’organisation de mon article :
- Note d’avertissement
- Vitamine D, commentaire sur l’article de wikipédia
- Liste de sources sur les rapports entre Vitamine D et COVID19
- Discussion sur les “médicaments miracles pas chers” et les biais des méthodologies scientifiques et sur la ville de Marseille.

Note d’avertissement:
Je ne suis pas médecin, ceci est juste l’exposé de ma pensée, sans aucune garantie d’aucune sorte: pour un quelconque diagnostic ou traitement vous devez demander à votre médecin traitant. D’autre part, la vitamine D est un produit qui ne doit pas être pris en excès. C’est pourquoi, je vous recommande chaudement de vous rapprocher du personnel médical à ce sujet. Sachez simplement qu’une exposition raisonnable au soleil (pas à travers du verre !) et un régime comprenant du poisson gras de manière raisonnable est un bon début pour avoir un taux correct de vitamine D. Donc ne vous précipitez pas nécessairement sur des compléments alimentaires sans avis médical.

Vitamine D, commentaire sur l’article de wikipédia:

Que m’a soufflé la petite araignée ? Il s’agit d’une info entendue en début de crise, il semble que beaucoup de victimes (les cas les plus graves) avaient eu des carences en Vitamine D.
Alors j’ai regardé dans wikipédia et j’y ai trouvé une liste des raisons pour lesquels on peut être carencé en Vitamine D. (vous pouvez ouvrir une fenêtre sur cette page l’article est très bien fait : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_D ). Je vais donc reprendre ici les différentes raisons des carences et les rapprocher des informations média reçues depuis le début de la crise. Je vais discuter chaque cas pour raisonner dans le but d’imaginer les causes d’aggravation des cas de COVID19 (le nom de la maladie).
Il y a l’aspect contamination. Je ne me penche pas sur cette aspect là, mon objectif est juste une réflexion sur l’aggravation des symptômes. On notera déjà que cette aggravation ou non peut avoir une influence directe sur la comptabilisation des cas dans une zone géographique. Parce que si les gens n’ont pas de symptômes graves, peut être n’iront t-ils pas à l’hôpital, donc le décompte de cas ne sera pas cohérent entre toutes les zones.

Notez aussi que la vitamine D peut être acquise par deux moyens : alimentaire (beaucoup par les poissons gras ou l’huile de foie de morue) ou par simple exposition au soleil (direct, sans verre intermédiaire). Il existe aussi des complément alimentaires.

Voyons donc les raisons de carences telles que présentées par Wikipédia (au 2020 05 20):

- «personnes âgées séjournant en institution» ; tiens, justement beaucoup de victimes se trouve dans les EPAD et cela dans beaucoup de pays. [https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2462477-coronavirus-en-france-110morts-en-plus-mais-encore-de-bons-chiffres-a-l-hopital/]
- « personnes très âgées en général » à cause du peu d’exposition solaire. Tiens justement on trouve que ce sont les personnes les plus à risque. [https://fr.statista.com/statistiques/1104103/victimes-coronavirus-age-france/]

Les deux points précédents sont relativement bien connus et très médiatisés. On notera simplement la coïncidence, d’autres multiples raisons liées à l’age pouvant en être la cause.

- « les personnes à peau foncée ou noire » ; Il a été très question de ce point aux Etats-Unis car il se trouve que beaucoup de victimes viennent de la communauté afro-américaine. Le mécanisme ici, est que le taux important de mélanine arrête plus les UV qu’une peau claire. En hiver ce mécanisme est très important. [https://www.france24.com/fr/20200414-les-afro-am%C3%A9ricains-principales-victimes-du-covid-19-aux-%C3%A9tats-unis]
- « en hiver, les personnes vivant à des latitudes élevées (cas de la France métropolitaine) » ; on voit aussi dans les statistiques mondiales que se sont surtout les pays de l’hémisphère nord qui sont les plus touchés pour l’instant. [https://www.lci.fr/international/carte-coronavirus-monde-bilan-covid-19-pandemie-virus-etats-unis-russie-bresil-espagne-italie-france-allemagne-turquie-les-pays-les-plus-touches-2143601.html]

- « les personnes qui ne peuvent s’exposer au soleil en raison de maladies de peau (vitiligo, …) ; » à vérifier, je n’ai pas d’info à ce sujet.

- « les personnes souffrant d’un excès de poids (la vitamine D est stockée dans les graisses) » ; ça c’est particulièrement intéressant parce que justement on a noté que les personnes en excès de poids font plus parties des victimes. [https://www.sudinfo.be/id188959/article/2020-05-12/les-patients-covid-19-en-surpoids-sont-nombreux-aux-soins-intensifs-levolution] ; or il se trouve justement qu’aux Etat-Unis (et de plus en plus en Chine, oui) les populations pauvres ont tendance à être en surpoids. On voit bien que la vitamine D se stocke principalement dans les graisses et donc cette vitamine est perdue pour l’organisme.

Pour les trois derniers points qui sont assez spécifiques, je n’ai pas de source d’information:
- « les enfants nourris au sein, si la mère ne prend pas un supplément approprié »
- « les personnes souffrant d’une obstruction des voies biliaires (malabsorption des graisses) »
- « les personnes souffrant d’une insuffisance rénale. »

D’autre part, dans wikipédia :
- « Les médicaments qui baissent le cholestérol gênent la production de vitamine D. » ; Dans le figaro santé on note [https://sante.lefigaro.fr/article/les-autorites-clarifient-la-liste-des-personnes-a-risque-face-au-coronavirus/] : « les patients souffrants de comorbidité avaient des taux beaucoup plus élevés: 13,2 % pour les maladies cardiovasculaires, …, 8,4 % pour l’hypertension, 8,0 % ». Je crois qu’on utilise des médicaments contre le cholestérol pour les maladies cardiovasculaires.

J’aimerais ensuite vous citer le passage du document Wikipédia concernant l’immunité : « Effets sur le système immunitaire ; Maladies infectieuses / De façon générale, la vitamine D active le système immunitaire inné et affaiblit le système immunitaire adaptatif. Une carence est associée à un risque accru d’infections virales, … , la vitamine D était d’ailleurs utilisée comme traitement dans le passé »

Liste de sources sur les rapports entre Vitamine D et COVID19

Article rtbf en français [ https://www.rtbf.be/tendance/bien-etre/sante/detail_les-carences-en-vitamine-d-augmentent-elles-le-risque-de-gravite-du-covid-19?id=10499840 ]

Article in english « The role of vitamin D in the prevention of coronavirus disease 2019 infection and mortality » [https://link.springer.com/article/10.1007/s40520-020-01570-8]

Article de l’OMS en français [https://www.who.int/elena/titles/bbc/vitamind_pneumonia_children/fr/]

Article en Français lire la partie ‘Le manque de soleil affaiblit le système immunitaire, la vitamine D le renforce’ [https://www.medicatrix.be/covid-19-comment-renforcer-votre-immunite/]

Article en Anglais «Evidence that Vitamin D Supplementation Could Reduce Risk of Influenza and COVID-19 Infections and Deaths» [https://www.mdpi.com/2072-6643/12/4/988/htm]

Discussion sur les «médicaments miracles pas chers» et les biais des méthodologies dites «scientifiques».

Je ne suis pas un scientifique, et même pas un BAC+5. Par contre, je suis informaticien depuis que je suis petit (1978) et j’ai réussit la certification Cisco CCIE. Je travaille sur les plus grands réseaux informatiques à l’international depuis 40 ans.

Cette intro pour expliquer deux choses :
- Il n’y a pas besoin d’avoir fait de longues études pour comprendre que suivre une méthodologie est important pour valider des résultat scientifiques ou techniques. Par exemple certains logiciels sont de vrais W*daubes par le fait que les informaticiens n’ont pas suivi correctement la méthodologie. Quelque soit, le domaine, si vous ne faites pas les choses sérieusement, vos résultats n’apparaîtront comme valables qu’aux non initiés et la catastrophe se montera au grand jour à la longue.
- La rigueur de la méthodologie est la seule pratique acceptable quand on travaille sur des sujets de haute importance comme un grand réseau international ou dans la recherche médicale. L’ “à peu près qui aurait l’air juste” est vous le comprenez une faute dans ces domaines.

Par cet article sur la vitamine D, je veux aussi vous montrer deux choses:
- Il existe des moyens sur lesquels les scientifiques sont d’accord pour améliorer la protection face au COVID 19.
- La vitamine D semble faire parti de ces moyens

Mais aussi, vous l’avez bien compris à la lecture, si on prend une population, il y a des biais. C’est à dire que selon les groupes, votre étude scientifique peut avoir des résultats différents. Il est donc fondamental de réaliser des études avec des groupes témoins sinon les résultats n’ont juste pas la moindre petite valeur.
Par exemple, prenons un pays comme la France, il y a un taux moyen de malades graves du COVID 19. Si vous décidez de faire une étude entre Paris (où les gens sont toujours enfermés, ne mange pas nécessairement du poisson régulièrement) et disons au hasard Marseille (où il y a un soleil abondant autant que le fameux poisson de la méditerranée). Vous comprenez facilement que les résultat liés à la vitamine D ne peuvent êtres identiques. Si vous faite votre étude sans groupe témoin (ou placebo) vous n’aurez pas le moyen de corriger les variations dût aux modes de vie très différents ou même aux différences de populations. De même si vous comparez les chiffres de la France à l’Afrique pour les mêmes raisons, la comparaison n’a en fait pas la moindre petite valeur.
Un scientifique digne de ce nom ne pourrait pas se réclamer de tels résultats. S’il le faisait, il faudrait immédiatement se demander la raison d’un tel égarement ou pire d’une telle volonté, dans quel but ?

Dans les réseaux informatiques, rien n’est facile, nous avons besoin d’années d’expérience pour réaliser quelque chose de correct. Dans des domaines complexes comme les sciences ou les techniques, les choses sont difficiles et complexes, il n’y a pas de miracle. C’est cette difficulté qui fait que l’on doit habituer son cerveau à réfléchir sans être impressionné par les arguments d’autorité ou les diplômes du savant.

En conclusion, une boutade (/plaisanterie), si je voulais fuir le coronavirus et limiter le risque lié au COVID19, je déménagerais à Marseille pour deux seules et uniques raisons uniquement :

1) Il y a plus de soleil que dans le nord de la France
2) On peut y manger un poisson délicieux le plus souvent possible

Vous avez compris pourquoi :)

FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
Posted in Non classé | Leave a comment

2020 – crise coronavirus – #apresJ20

Voici un titre assez cryptique, mais lié biensur au COVID19.

Cela fait maintenant 3 mois que je suis le développement de la pandémie de Coronavirus. Cette fin du mois d’Avril à vu une baisse de contamination dans la plupart des pays touchés, beaucoup envisage maintenant la phase de déconfinement.

Je pense que chacun a conscience que c’est une étape complexe et qui ne doit pas remettre en cause le reflux d’ors et déjà acquis. En ce sens, les mesures de protection individuelle sont absolument indispensable. Ayez toujours un masque (et essayez d’avoir un ffp2 ou ffp3) en intérieur et en extérieur, le virus peut être partout tant que l’épidémie n’est pas finie. Vous pouvez avoir sur vous, de l’eau savonneuse pour vous laver les mains etc.

Mais ce dont je voudrais parler dans cet article c’est des gens qui ont lancé ou témoignent sous le hashtag #apresJ20 .

Je n’avais pas vraiment l’intention de traiter de l’aspect médical de la maladie COVID19, mais vu le nombre de mes contacts (direct ou indirects) sur les réseaux sociaux ( voir @bolassiette ) qui ont attrapé le COVID19, je me dois d’en parler et d’attirer l’attention sur un sujet qui touche du monde, beaucoup de monde.

Il se trouve que la version SARS-COVIDv2 du coronavirus n’est pas encore très connue par les spécialistes. La gravité de la maladie a été beaucoup traitée, mais on n’a pas suffisamment parlé des gens qui ont des symptômes dit «mild» (intermédiaires) en anglais.

Parmi tout mes contacts qui ont été infectés, donc contrôlés positif COVID19, il y a des symptômes qui durent longtemps. Et c’est ce qui est surprenant, puisque au départ cela avait été présenté comme une maladie d’une durée maximum de 5 à 20 jours. En fait il y en a pour qui ça dure depuis 30 à 40 jours, voir plus !
Je parle des symptômes (nous allons voir ça après), car on ne sait pas toujours si le virus est encore présent et/ou actif. Si la durée des symptômes peut être longue, ils peuvent êtres divers et plus ou moins graves.

Voici donc quelques descriptions recueillies de symptômes (prenez ça comme une information pas un avis médical):

- Brûlures/Douleurs thoraciques
- Douleurs cardiaques après effort
- Réactivation des symptômes quelques jours/semaines après disparitions
- Douleurs dans le dos
- Fatigue
- Tremblements
- Mal de tête
- Douleurs articulaires
- Souffle court, essoufflement
- Toux
- Lésions cutanées
- Suées
- Mal à la gorge, gorge enflammée
- Palpitations
- Douleurs musculaires
- Peau sèche

Tous ces symptômes ne sont pas nécessairement continus. Le plus souvent il arrivent et repartent par cycle de quelques heures à quelques jours. Et cela se prolonge sur quelques semaines ce qui est assez éprouvant psychiquement. Ils sont variables en intensité selon les personnes.

J’ai tenu à présenter cela pour que ces témoignages soient entendus et pour montrer que les effets de cette maladie peuvent être très handicapants, même quand elle ne nécessite pas la réanimation. Pour sensibiliser au fait que cette maladie touche plus de monde plus gravement qu’on ne le pense et que cela constitue un vrai problème pour tous. Pas seulement chez des personnes âgées ou fragiles. Il est d’autant plus important de bien veiller à ne pas attraper le coronavirus quelque soit son age ou sa condition physique.

Protégez-vous, ne prenez pas cette maladie à la légère. C’est une vrai cochonnerie et cela prend du temps pour vous en débarrasser. Je redit aussi pour ceux qui m’ont écouté et les autres aussi, une épidémie ne dure pas éternellement, mais faites attention à vous. Ceux qui ont vécu cette maladie même pour des symptômes dits « mild » ont vécu un grave handicap de plusieurs semaines.

Accessoirement les responsables doivent comprendre qu’une maladie si handicapante est un gros problème pour leur organisation (cela peut se traduire en mois d’absence et de plus en plus de gens touchés) et que c’est un sujet à traiter avec sérieux. Avec sérieux pour éviter la contamination des personnes dont ils ont la charge, d’eux même et des familles de tous.
Les pouvoir publiques doivent communiquer sur le sujet pour inciter les gens à se protéger encore plus et en particulier les jeunes de 20 à 40 ans. Dont beaucoup ignorent le danger, mais ce n’est pas de leur faute.

Les journalistes devraient enquêter et documenter plus ce problème et pour sensibiliser plus les gens.

FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
Posted in Non classé | Comments Off

2020 – crise coronavirus – On est dans le pâté

Avertissement:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical. Je me rappelle des mesures d’hygiène appliquées en temps du SRAS en 2003. Ces mesures que j’avais appliquées ou des recommandations de la santé publique. Pour tout diagnostique ou décision médicales, veuillez vous en référer à votre médecin et aux directives sanitaires et de confinement de votre pays.

Bonjour,

Nous sommes le 29 mars 2020.

Je voulais faire une vidéo, et puis je suis pas fan de ce type d’exercice. Mais je voudrais faire le point sur la situation de l’épidémie.

Tout d’abord, je suis ce truc depuis fin janvier de manière très assidue. J’ai absolument délaissé le coté détails scientifiques parce que cela me semble pas à ma porté et d’autres font ça mieux que moi.
Pour ma part twitter est devenu LE (seul) moyen d’avoir une information complète, même si un tri absolument important s’impose. Vous pouvez me retrouver sur le compte @bolassiette. Mais attention, le monde se divisant en deux, les méchants et les gentils, je suis méchant et je bloque très vite quiconque n’est pas de mon avis.

Pour commencer, les deux grosses différences avec mon vécu du sras (voir mon article du 24 janvier 2020 sur le sujet) est que l’information est massive et beaucoup de gens sont touchés (tout le monde aura au moins un proche ayant été contaminé par le virus). Cette crise se rappellera comme celle de la grippe Espagnole de 1919 et par certains coté comme le Peste à Marseille de 1720. Le ton est donné.

Point au 29 mars 2020 – « On est dans le patté »

C’est un titre pas très optimiste mais il faut dire que je vois encore beaucoup de gens qui prennent ce virus à la légère :
1) le problème a été largement sous-estimé (volontairement ou non ?)
2) les mesures globales sont illisibles
3) les interrogation sur le virus demeurent (mais il est clairement dangereux, vaut mieux se le représenter comme une pneumonie que comme une ‘tite-grip’)
4) l’économie est en l’air

1) Le problème a été largement sous-estimé ou minimisé par la plupart (mais pas tous, c’est important !) des scientifiques et les politiques
Comme un certain nombre, j’ai fait parti des gens qui ont alerté -Par ex. mon fil twitter- personnel médical, influenceurs scientistes, diplômés, entrepreneurs, politiques et entourage pour leur faire prendre conscience du risque dans lequel nous nous trouvions. Il y a eu un refus total de voir la réalité en face et de comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvions. Et cela même après l’arrivé du virus en Iran ou pire en Italie. C’est un peu l’image de vouloir prévenir les gens quand la mer se retire avant un tsunami. Des responsabilités devront être recherchées et établies chez ceux ayant une influence médiatique et les connaissances scientifiques&médicales qui ont influencé ce refus de voir la réalité du risque.

2) Les mesures globales sont illisibles
Tristement il n’y a pas eu de coopération internationale (ou peu), de sorte que les mesures prises dans un pays n’ont rien à voir avec celles prises dans un autre. Avec des effets concurrents. Les résultats et les informations n’ont visiblement pas non plus passées de pays en pays. Pire l’Europe n’a pas endossé un habit de coordination. L’aide à nos amis Italiens ou Espagnols est invisible (s’il y en a eu une conséquente). D’un autre coté des pays comme le Royaume-Unis (qui a abandonné cette idée depuis), les Pays-Bas ou la Suède, on décidé de pratiquer l’ « immunité globale » ou « immunité de groupe », en anglais « herd immunity ». Ce type de politique est dangereux pour leur citoyen, mais encore plus pour les autres pays, la Belgique a logiquement dût fermer ses frontières avec les Pays-Bas et biensur n’accepte pas de prendre des malades de ce pays dans ses hôpitaux. Il y aura probablement des procès contre les responsables ayant décidé de l’ « immunité globale » . C’est la cacophonie générale.

3) les interrogation sur le virus demeurent
Il n’y a pas une information claire et sans ambiguïté sur les caractéristiques du virus. J’ai pu lire beaucoup de choses intéressantes dans les publications anglo-saxonnes, mais pas grand-chose dans la littérature francophone. Je vais dresser un inventaire des points critiques dans cet article.

4) l’économie est en l’air
Enfin ‘the last but not the least’, l’économie. Nous vivons depuis quelques temps dans une situation de confinement. Une période bizarre un peu « en l’air ». Mais la réalité va assez vite se rappeler à nous. Les licenciements (malheureusement déjà en cours pour les prestataires, indépendants ou freelance) vont pleuvoir en sortie de crise, si le gouvernement ne fait pas quelque chose. Déjà de ce coté là c’est une situation inédite et terrible aux Etats-unis. Les secteurs du tourisme, du luxe, de la voiture, l’immobilier, les loisirs, les textiles vont en prendre un sérieux coup. Même les nouvelles techno qui ont tout basé sur la pub vont avoir du mal. Quand au petit commerce sans des mesures particulières beaucoup ne s’en relèveront pas (manque de deux mois de CA, beaucoup de chômage donc pas de clients en reprise, concurrence des géants du net, inflation des produits de base etc. ad nauseam). C’est important parce que l’agro-alimentaire peut être touché et cela impacterai directement la survie de populations. Éventuellement, même en Europe -je pèse mes mots- pour les plus démunis et d’autres. Et je ne parle pas des médicaments.

Reprenons: la crise était sinon visible du moins facilement prévisible, par contre ses conséquences sont difficiles à évaluer parce qu’il y a aussi des enjeux évidement géostratégiques, voir évidement militaires.

Non ce n’est pas « presque une grippe » et non ce n’est pas de votre faute si vous le pensez. Il y a eu beaucoup de désinformation et de rassurantisme coupable véhiculé autour de ce virus.

Je vais être cash -au 29 mars 2020-ce jour- :
(Si vous voulez voir les sources, je vous recommande de suivre mon compte twitter (@bolassiette) je ne vais pas les reprendre ici, ma TL twitter est beaucoup plus fournie à ce sujet puisque j’y ai passé beaucoup de temps, trop)

- Un bébé de 7 mois est mort en Équateur (et un autre bébé aux USA juste quand j’écris ces lignes)
- En France, UK et USA j’ai connaissance au moins 4 jeunes de moins de 22, morts (majoritairement sans problème médical préalable) sur 48 heures. Voir mon fil twitter.
- La forme est grave pour (selon les pays de 10 à 20 % des infectés)
- 50 % des gens, mis dans le comas et en ventilation assistée meurent. Cinquante pour cent.
- Il y a un certain nombre de moins de 40 ans et d’adolescent en ventilation assistée
- Une fois ‘guéri’, chez certains, les séquelles peuvent éventuellement durer sur des périodes se comptant en mois (évidement ce n’est pas précis par manque de recul). C’est donc une maladie très lourde et handicapante. Note : Certaines victimes du sras(2003) ont terminées dans de caissons de respiration artificielle (pas officiel).
- On ne sait clairement si un patient, sous certaines conditions, peut être réinfecté
- Il semble que le virus est réapparu chez certaines personnes une ou 2 semaines après leur ‘guérison’
- Je n’ai pas encore eu de confirmation sur le fait qu’un malade ‘guéri ‘ ne soit pas porteur du virus -c’est aussi le cas du VIH par exemple-
- Je n’ai pas de confirmation qu’un patient ‘guéri’ ne soit plus contagieux
- Une personne infectée par le virus et qui n’a pas de fièvre, pas de toux et n’éternue pas peut en contaminer d’autres
- Le virus peut infecter par les yeux, le nez, la bouche en allant dans les voies respiratoires. La propagation par le sang est en question à cette heure.
- Pour les hommes, il semble que des récepteurs (ACE2) du virus présent dans les poumons le soit aussi dans les testicules, pouvant potentiellement diminuer ou supprimer la reproduction.
- Dans de rares cas, il y aurait une attaque possible du système nerveux et des radios montrant une attaque du cerveau ont été diffusées par Global Time.

Voici le type de déroulement d’une infection (pour les deux phases les plus courantes):

Les premiers symptômes apparaissent en moyenne 5 jours après la contamination. On s’accorde sur -en général- une fièvre, une toux, des difficultés respiratoires.

En moyenne 5 jours après ces symptômes, la situation peut soi s’améliorer soit s’empirer.

Si elle s’empire, on note alors comme symptômes plus lourds: des nausées, des maux de tête, ainsi que des douleurs dans la poitrine et éventuellement dans les reins. Il y a une difficulté respiratoire lourde en générale.

On peut noter dans certains cas une perte de goût et/ou d’odorat, perte d’appétit.

Pour les gens qui en ont parlé sur twitter et qui ne sont pas nécessairement allé à l’hôpital c’est un handicap de une à cinq semaines d’affaiblissement et de symptômes divers. Sans compter l’angoisse face à l’inconnu que reste encore ce virus.

En termes plus généraux, la situation dans les pays occidentaux est délétère (Italie, Espagne, France, USA, UK etc.) sont aux prises avec une épidémie incontrôlable. Incontrôlable et qui terrasse les systèmes de santé. Tuant beaucoup de patients et contaminant beaucoup de personnel soignant. On note aussi des morts dans le personnel soignant, des morts jeunes. Les systèmes de santés sont submergés par cette vague les uns après les autres. Cela a comme conséquence une prise en charge de plus en plus difficile des patients du virus, mais aussi une non prise en charge des autres pathologies !

La situation est partie pour durer jusqu’en Mai/Juillet 2020. Et cela est envisageable si, le virus ne mute pas (c’est toujours le risque), si le virus contamine moins de monde du fait de la moindre proximité en été (moins de confinement des gens).
Si le virus passe l’été la situation va se compliquer, il peut y avoir des vagues. Il y a alors de plus en plus de risque de mutation, l’économie aura alors beaucoup de mal à s’en relever. Nous risquons un retour de qlq 10 d’années en arrière durant qlq années, sans parler des risques géopolitiques exacerbés.

Voilà pour ce tableau un peu sombre. Je ne vais pas vous laisser sans quelques recommandations :

- Grand principe de vie : Soyez paranoïaque, misanthrope, asocial, faites la tronche à l’avenant, moins vous serez sympathique, plus les gens vous fuiront moins vous courrez de risques
- Ne sortez pas sans : lunette de piscine(étanches) + masque + gants
- N’allez pas dans : les endroits confinés s’il y a pu y avoir quelqu’un avant ! (ascenseur, voiture etc.)
- Ne prenez pas les transports en commun. Vélo, trottinette, jogging c’est pas un bonne idée, vous pouvez vous chopper un truc qui traîne surtout où il y a du monde !
- N’aller pas dans les endroits climatisés (bureau, hôtel, avion, taxi, restaurant) ou exigez la fermeture de la climatisation. Évitez la circulation d’air par les conduits internes, mais ouvrez les fenêtres.
- Ayez sur vous soit du désinfectant, soit une bouteille d’eau savonneuse et une d’eau bouillie, pour vous laver les mains
- Emportez votre repas de midi, vous ne savez pas qui fait vos repas, qui lave, tient les assiettes ou les emballages. Pour la même raison évitez les plats délivrés à la maison.
- Draguer, rencontrer des nouvelles personnes est un risque. Évitez et fuyez les.
- Nettoyez les légumes et les fruits, faites bien cuire la viande et les œufs. Le cru (sushi, sashimi, tartare, jus de légume frais, jus de fruit frais) égal danger pour le reste du temps de l’épidémie. On ne mange pas cru en Chine, c’est pas pour rien !

Pour couronner le tout, il y a un problème de confiance de la population envers leurs dirigeants et/ou dans le système étatique. Cela est très variable selon les pays et les cultures politiques. Mais on note avant même que l’épidémie aie atteint son paroxysme des volontés de:
- Changement des dirigeants (au moins un pays a fait tomber ses dirigeants à cause de sa gestion de la crise)
- Procès divers (nombreux appels en France, au départ par les professions de santé)
- Organisation entre les citoyens (initiatives d’alimentation des personnes isolées, normalement le rôle de l’état à travers ses forces publiques en temps de crise)
- Prise en charge de la santé par des organismes d’état défiant le pouvoir (décisions de traitement hors du contrôle classique)
Ces aspects augurent d’un futur incertain en terme de stabilité politique aussi bien pour des pays où la crise de confiance est majeure, que pour des constructions qui n’ont pas su répondre à cette crise. Je pense biensur à l’Europe, terriblement absente en Italie, en Espagne. Sans politique globale forte de coordination de santé, délaissant ses citoyens, dont elle a tant fait en terme de marketing pour se donner une image protectrice. Vous l’avez compris, je ne vois pas comment l’euro, par exemple, pourra continuer dans sa forme actuelle après la crise. Et les impacts seront immenses. Je me permet de rappeler que le Royaume-Unis qui va quitter l’EU, serait tout heureux de pouvoir échanger avec des pays soit, déçus de l’Europe, soit qui se sont conduit de façon contraire à la morale (immunité globale) et qui ne pourraient plus justifier l’appartenance à l’Europe face à la population.
Je ne vais pas vous parler de la situation dans les autres zones du monde, mais en gros les USA, ne sont pas en bonne voie, à tel point que les Mexicains ont été obligés de sécuriser leur frontière avec leur voisin du Nord. Un comble !

Voilà, on ne fait pas dans l’optimisme béa, mais je pense que la vision des risques doit permettre à tous de mieux gérer les différents aspects de cette crise et surtout de faire attention. Bon courage.

FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
Posted in Non classé | Comments Off

2020 – crise coronavirus – Fiche – Mesure d’hygiène

Modifié le 23 / 02 /2020 ; j’ai enrichi un peu la liste et ajouté le texte.

Avertissement:
Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus. Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles.
Rappel:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical. Je me rappelle des mesures d’hygiène appliquées en temps du SRAS en 2003. Ces mesures que j’avais appliquées ou des recommandations de la santé publique.


En ce 23 fev. 2020, l’épidémie semble s’accélérer. Des pays plus proches comme l’Italie ou même l’Iran connaissent un nombre croissant de nouveaux cas, il y a des morts.
Bref le problème devient sérieux et je pense qu’il est souhaitable de prendre ses propres mesures de protection en attendant plus de recommandations officielles. Les mesures que je propose ne sont pas moins que celle que j’avais moi même utilisées pendant la crise du SRAS en 2003 en Chine. Je vous recommande de suivre en plus les avis officiels de votre pays concernant les recommandation de santé , de quarantaine ou de confinement.

Organisation.
De manière générale le virus se transmet par les voies ORLs (nez, bouche, yeux). Il faut aussi se rendre compte que beaucoup de contaminations ont l’air d’avoir lieu en lieu fermé où il y a éventuellement du monde (foule, assemblée, réunion, chambre d’hôpital, ascenseur, transports publics etc.).
D’autre part la durée de vie du virus n’est pas encore très claire. Il semble ne pas survivre au delà de 70°C, mais supporte très bien le grand froid.
Ce qui pose problème:

  • La proximité avec d’autres personnes
  • Tout contact avec des objets ou surfaces hors de votre contrôle
  • Respirer un air hors de votre contrôle

La proximité avec d’autres personnes

  • Évitez tout ce qui est transport en commun (train, bus, tram, avion, métro)
    Protégez vous bien dans les transports privatifs (taxis, vtc, shuttle)
  • Évitez tout ce qui est rassemblement (grand ou petit): cinéma/théatre, cantine, restaurant, bar, foire, marchés couverts (pas trop aérés), exposition, show-room, commerces, réunions de travail, réunions entre amis etc.
  • Évitez d’être trop prêt de votre interlocuteur (distance minimum: 1 mètre idéal: 2 mètres)
  • Évitez les contacts (serrage de main, embrassade, etc.), évitez le coiffeur, les boutiques pour les ongles, les massages, etc.
  • Évitez les confinements à plusieurs (ascenseur, voiture, camping, croiser des gens dans l’escalier)
  • Comme protection contre les autres, vous pouvez porter un masque (voir les sites spécialisés pour le bon type), porter des gans, porter des lunettes (si possible de natation, lunettes de glacier), avoir sur soi un cache-nez ou une écharpe.
  • En utilisation post-échange avec les autres: des lingettes désinfectantes, un flacon de gel désinfectant, un produit de nettoyage des narines. Tout cela permet de désinfecter les mains ou les parties exposées à un échange avec une personne montrant le moindre signe de problème (sueurs, toux, reniflement, éternuement, difficulté à respirer). Il faut être attentif à tous ces signes et ne pas hésiter à utiliser les produits en post contact.

Tout contact avec des objets ou surfaces hors de votre contrôle
Le virus reste sur des objets ou des surfaces et vous ne pouvez pas savoir s’il est là ou non. Dans le doute, considérez qu’il est là:

  • Évitez de toucher toute surface (ou objet) à la main, sinon lavez vous les mains juste après ou utilisez un produit désinfectant ou une lingette désinfectante, pour nettoyer la partie du corps qui a été touchée.
  • Portez des gants en permanence à l’extérieur de chez vous
  • Évitez les toilettes publiques
  • Nettoyez et désinfectez les objets qui ont été en contact (clés, chaussures, bottes, gants, carte de crédit-attention à la bande magnétique-, cartes de fidélités, téléphone portable, argent liquide -pièces-).
  • Ne pas porter le tissu de ses vêtements à ses yeux
  • Boutons d’ascenseur, de distributeur , DAB etc. désinfecter avant utilisation ou intercaler un tissu, utilisez des gants

    Gérer son stress

  • Faire un peu de sport, diminuer le stress
  • Réserver des moments de calme
  • Dormir le plus possible et se coucher tôt
  • Eviter lâchement toute situation de stress: voiture, contact avec autrui, discutions houleuses etc.

Faire des réserves de choses diverses
Dans des cas de mise en quarantaine ou de confinement, il est bon d’avoir des réserves pour voir arriver les secours (alimentation distribuée par l’état). Ou que les magasins retrouvent leurs stock.
Pour une personne.

  • Protéines en boite de conserve (1gr/kg – voir sites de nutrition): corned beef, chilicon carne, confit de canard, choucroute, cassoulet
  • Poisson en boite de conserve (1 boite par jour): sardine, thon, anchois, saumon, maquereaux
  • viande séchée (riche en protéines)
  • riz, pâtes, lentilles, poids chiches (100 à 150gr par personne)
  • avoir un peu de réserve de nourriture/médicaments/eau
  • Pas d’achats à la sauvette ou sandwicherie de nourriture/eau
  • Pas de plat préparés
  • Eau: vérifier le bouchon fait clac à l’ouverture
  • Avoir sur soi son propre savon, lingette désinfectante (avant repas), gel anti-septique
  • Avoir un masque propre pour les lieux à risque (métro,ascenseur etc.)
  • Ne pas partager bouteille, ou nourriture(mode en Chine)
  • Ne pas toucher ou caresser les animaux inconnus
  • Ne pas écraser les mouches/moustiques
  • Éviter les endroits climatisés et confinés comme avion (utiliser train sans clim), ascenseur (escalier)
  • Nettoyer les claviers/écrans avant utilisation
  • Désinfecter les appareils/affaires achetés à l’extérieur avant entrer dans la maison
  • S’éloigner des gens qui crachent, toussent
  • Désinfecter les espaces communs
  • Arrêter la climatisation/ne pas aller dans des endroits climatisés
  • Éviter la restauration/transports collectifs
  • Ne pas mettre les doigts dans les yeux
  • Bouillir l’eau du robinet pour boire
  • Ne pas mettre les doigts dans le nez, la bouche, les oreilles
  • Pas de viande ou de poisson crues (toujours bien cuit)
  • Portez un masque au moindre signe de rhume/fièvre
  • Portez des gans dans les lieux publics
  • Portez des lunettes
  • évitez toucher rambardes, barres, poignées, vélos publiques
  • Evitez de manger cru, bien cuire les plats
  • Ne crachez pas
  • Lavez vous les mains au moins avant manger après lieu public
  • Evitez les contacts et trop près
  • FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in Non classé | Comments Off

    2020 – crise coronavirus – Fiche – La bouffe en Chine et notre vision


    Avertissement:
    Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus.
    Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles

    Rappel:
    Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

    Dans les photos et vidéos qui arrivent de Chine, il y a les cas alimentaires montés en généralités.

    Boite à outil :

    - La bouffe ! Oui la France et la Chine sont les deux pays au monde qui sont les plus fiers de leurs plats les plus variés. On dit que le France a autant de fromages que de jours dans l’année, les Chinois ont aussi un nombre innombrable de plats tous plus délicieux les uns que les autres. Parmi toute la cuisine Chinoise, il y a peut être 00,0001 % de la population qui mange une fois par an des trucs que nous trouvons bizarres. Et qui utilisent des méthodes choquantes. Mais nous en France mangeons un truc tout visqueux et baveux et sans doute rempli de bactéries : les délicieux escargots. Nous faisons aussi souffrir les canard pour leur foie gras. Et je ne parle pas des méthodes d’abatage du bétail. Et les huîtres crue.

    Et quand bien même, s’il est exact que nous mangeons du cheval et il n’y a pas si longtemps du chien (j’adore les chiens comme compagnon) même hors temps de famine ! Il n’y a pas si longtemps nous mangions aussi du rat, des éléphants et tout ce qui passe sous la main en temps de crise. Je veux aussi rappeler l’épisode de cet avion perdu en montagne où les accidentés ont bien dut manger ce qu’ils pouvaient. Bref, la faim pousse l’humain à manger n’importe quoi pour survivre c’est notre lot à tous et il faut prier pour ne jamais être dans ce genre de situation.

    Je veux en venir au fait que les dernières famines ne datent pas d’il y a plus de 50 ans en Chine et encore, dans certaines campagnes, je ne suis pas sur que les gens mangent encore à leur faim. Cela crée des habitudes alimentaires, exactement comme chez nous. Pourquoi croyez vous que nous mangeons du fromage et du saucisson ? Parce que ça se conserve et qu’en temps de crise ou de disette il y a ça à manger.

    De plus il y a des occidentaux qui n’hésitent pas non plus à manger des trucs bizarres en Chine (par exemple les vers sont très bons quand ils sont grillés et il y a sur le marché de Pékin des tas d’insectes séchés et/ou grillés qui se mangent et craquent comme des chips sous la dent).

    Avant de critiquer telle ou telle habitude, faisons en sorte de réfléchir deux ou trois secondes. La bouffe dépend du contexte géographique : dans les mêmes conditions nous mangerions la même chose. Si vous regardez une carte de Wuhan par exemple, vous verrez qu’elle est entourée d’eau. Difficile de faire pousser du blé ou du riz, les gens pour survivre à des famines ont été obligé de manger des chauve-souris, rats etc. et l’habitude est restée. C’est pas plus compliqué que ça et c’est comme chez nous. Les étrangers se demandent comment nous pouvons nous goinfrer de moisissure blanches, vertes, orange d’une couleur douteuse, et pourtant c’est délicieux et cela se trouve sur le … fromage : gagné !

    Pour finir on ne sait pas vraiment d’où vient le coronavirus, et même s’il été prouvé qu’il vienne de chauve-souris, n’oubliez pas non plus que récemment une bactérie carnivore -extrêmement toxique- est apparue dans de la viande en occident. Sans compter toutes les maladies apparue de façon très localisées, que je ne rappellerais pas ici, mais qu’on tous en tête.

    Ne faisons pas comme dans la fable de Jean de La Fontaine : Les Animaux malades de la peste . La maladie est le lot de l’humanité et il nous faut faire avec et lutter ensemble. D’ailleurs en ce moment il y a aussi beaucoup d’actes héroïques en Chine, comme on a pu le voir à Tchernobyl. Et au moins pour ça, cela se respecte.

    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in Non classé | Comments Off

    2020 – crise coronavirus – Fiche – Informations de Chine


    Avertissement:
    Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus.
    Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles

    Rappel:
    Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

    Dans les nouvelles qui arrivent de Chine, il y a un peu de tout (chiffres, vidéos, déclarations officielles, etc.).

    Force est de constater que les occidentaux ne sont pas armés pour démêler le blanc, du noir et encore moins du gris. Surtout dans une situation aussi critique ou la peur plonge le cerveau dans le brouillard. J’ai donc pensé nécessaire d’exposer mon point de vue. A vous ensuite de vous faire le votre.
    J’ai passé 6 ans Chine (J’y été en 2003 pendant le SRAS), j’y été aussi comme manager d’entreprise. Et j’ai beaucoup aimé vivre et travailler avec les Chinois, j’en parlais la langue mais cela c’est un peu rouillé depuis. J’ai écrit un livre pour mieux faire connaître la mentalité Chinoise, mais il est épuisé et la crise actuelle ne me donne pas le temps de le republier. Et je veux, vu la gravité de la situation donner une information rapide et utile.

    Donc les statistiques en Chine.

    Ce sujet est très important car si j’ai bien compris les explications médicales, il conditionne les différents taux qui déterminent une épidémie.

    Généralement en occident, nous avons été éduqués dans l’idée que les chiffres devaient être objectifs. Nous avons une relation avec les données qui sont objectives. Mon avis est que cela est du à notre histoire très orienté sur la guerre et pour cela nous avons collectivement besoin de données exactes. Après on peut les trafiquer, mentir mais cela se fait en toute (bonne ou mauvaise) conscience et en toute malhonnêteté assumée.

    En Chine cela ne se passe pas exactement comme ça. Une partie des statistiques et des chiffres fonctionnent de la même façon que nous, avec son honnêteté et sa malhonnêteté. Et une autre partie a une relation plus sociale avec les chiffres ou les données, en clair l’exactitude des chiffres passent après la conservation des relations sociales.
    Les Chinois ont 5000 ans d’histoire, ils en sont fiers, et pour ma part j’ai pu le vérifier. Et ce poids de l’histoire est présent dans leurs relations sociales. Il y a aussi beaucoup de proximité et d’empathie entre les gens qui sont proches. Pour un Chinois, il est important de préserver une harmonie des relations. Or, les chiffres bruts et froids, on le comprend bien, peuvent fonctionner difficilement dans un univers si social.
    Vu de l’extérieur, pour certains, la société Chinoise peut paraître froide comme un bloc d’acier communiste, dure comme une armée et insensible comme un monstre impitoyable. C’est tout le contraire.
    Les Chinois sont empathiques, souples et très sensibles, leur politesse et leur éducation leur interdit de montrer cela devant des étrangers et en public. Du à notre culture et notre éducation, nous occidentaux avons du mal à comprendre cela. Les Chinois sont un peuple d’Asie et comme Alexandre le grand l’avait déjà remarqué, il y a une différence fondamentale entre Europe et Asie.
    Ce n’est pas anecdotique, mais permet de mieux comprendre la situation actuelle.
    J’en veux pour preuve les crises du SRAS en 2003, mais aussi la catastrophe du ‘grand bond en avant’ (je vous recommande de lire des choses à ce sujet).

    Pour donner une boite à outil de lecture :

    - Un responsable Chinois (quelque soit son niveau) n’assène jamais une mauvaise nouvelle: il fait une réponse en plusieurs étapes, par petit morceau, pour ne pas créer un effet de panique ou ne pas heurter son interlocuteur. Donc il y a toujours une gradation dans la découverte de la situation. Comme c’est une façon de faire, il ne faut pas chercher du complotisme, cela peut déstabiliser.

    - Dans le même ordre d’esprit, en cas de problème on peut ne pas vous le désigner directement car c’est très mal poli (sauf entre amis ou collègues). Mais le responsable peut s’arranger pour par tout un tas de signes indirects faire comprendre la nature et l’étendu du problème.

    - Les données doivent transiter depuis la base vers le sommet. Dans toutes les équipes ou entreprises c’est comme, il en va de même pour un pays. ça Or à tout les étages il peut y avoir par exemple la volonté de ne pas froisser ou contrarier son supérieur. Cela a produit des effets dramatiques dans certaines crises. Les motifs peuvent être variés, ambition mal placée, volonté de garder la face etc.

    - Si le sommet prononce un chiffre, il n’y aura peut être pas grand monde qui aura l’audace de dire le contraire ou de donner tord au sommet. Il est difficilement envisageable pour un chinois -en général- de faire perdre la face au pouvoir, parce qu’il sait que c’est mettre en doute son pouvoir. Oubliez de mettre ça sur le dos d’un système ‘communiste’ c’est comme ça depuis des millénaires, les textes le prouvent (voir les trois royaume CaoCao et l’histoire de l’âne ou du cheval).

    - Ce qui est si difficile avec les statistiques en Chine, c’est qu’il est difficile d’estimer comment, dans quel but et dans quel sens elles ont été modifiées. Donc le « on nous cache des choses » n’est pas la plupart du temps approprié si on veut avoir une compréhension honnête de la situation.

    - Pour éviter tous ces écueils il faut toujours recouper des chiffres avec des données ‘factuelles’ . Par exemple à une époque, on pouvait déduire le PIB de la consommation d’électricité. Si on vous annonce que l’on va construire un hôpital de 1000 lit c’est probablement qu’il y a au moins autant de malades. Alors que les statistiques officielles disent le contraire.

    Il faut absolument , par contre, éviter dans le piège de croire que ces comportements sont malhonnêtes ou destinés à vous duper, à vous tromper. La meilleure preuve : seuls les occidentaux qui ont compris cela réussissent en Chine. Ceux qui ne réussissent pas rejetteront toujours la faute sur les Chinois. Alors que ce sont eux qui n’ont pas compris le fonctionnement de leur société. On apprend bien les langues étrangères, il y a aussi les habitudes à apprendre quand on vit en pays étranger.

    C’est la raison pour laquelle le travail avec la Chine de la part des pouvoir publics demande beaucoup de travail et d’analyse et de clairvoyance. Et j’imagine très bien que c’est ce qu’ils font avant toute prise de décision, pour ne pas passer à coté de quelque chose de très grave.

    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in Non classé | Comments Off

    2020 – Année du rat – épidémie coronavirus – SRAS

    Cela fait longtemps que je n’ai rien publié sur ce blog. J’ai décidé de souhaiter un bon nouvel an Chinois pour cette nouvelle année du rat, et puis je veux parler de ces circonstances dramatiques.

    Pour ceux que j’ai connu a cette époque et qui sont encore sur place, je ne peut que leur souhaiter que cela s’arrête le plus vite et qu’ils s’en sortent sans problème. Je leur souhaite d’être en sécurité et en bonne santé et je pense à eux et je prie pour qu’il ne leurs arrive rien.



    Actuellement en Chine il y a une épidémie de coronavirus (appelé de façon incorrect coronovirus sur twitter). D’après les scientifiques, il est de la même famille que le SRAS qui avait frappé principalement la Chine et l’Asie du Sud-Est dans les années 2000 (2002-2004). Comme je ne suis pas médecin, je n’ai pas d’idée sur la vitesse de propagation et de l’extension de l’épidémie. Et je m’en tiens aux chiffres et aux recommandations de l’OMS. Je n’ai pas d’opinion sur les informations différentes qui circulent à ce sujet.

    Comme j’ai aussi vécu ces événements à Shanghai en 2003 (*). Je pense assez bien comprendre l’état d’esprit des gens sur place. C’est ce que je voudrais évoquer ici à travers mon expérience de 2003 pour aider si possible moralement, parce que c’est important. Je pense à tous les gens Expats et Chinois que j’ai connu là-bas et que je sais combien il est difficile de les aider et je partage leurs doutes et leurs appréhensions. C’est assurément une période très dure.

    (*)La période de connaissance officielle du SRAS fut de février à Juillet 2003, bien qu’en pratique la période la plus difficile fut de mars à mai environ.

    Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

    Pour ceux qui sont en Chine ou qui y vont, mais qui n’ont pas connu cette période et pour ceux qui n’ont jamais vécus en Chine, mais qui y ont des proches ou qui voient les événements à la TV ou sur les réseaux sociaux. j’aimerais dire quelle fut mon expérience et ce que j’en ai retiré.

    Au delà d’un très grave problème médical, ce type d’épidémie a aussi une forte dimension psychologique. Un problème grave de psychologie des foules. C’est important de comprendre cela pour essayer de garder la tête froide pour prendre les bonnes décisions pour soi et pour les autres.
    L’aspect psychologique, par définition, concerne tous ceux qui ne sont pas touchés directement ou par un proche. J’ai pu voir que c’est un phénomène très très puissant qui doit être maîtrisé. C’est un mécanisme que l’on doit comprendre personnellement pour essayer de passer la crise, sur place, dans les conditions les moins mauvaises. Parce que c’est assez dur psychologiquement parlant, il faut le reconnaître.

    Le premier point qui pose problème dans ce genre de crise, est la relation à l’information ou la connaissance de mauvaises informations. Et dans ce genre de circonstances, il y en a beaucoup. Il y a aussi le degrés de confiance qui est réservé aux autorités. C’est quand le manque de confiance est le plus important et que les informations sont absentes ou erronées qu’il est très difficile de supporter l’ambiance psychologiquement parlant. Surtout dans une crise comme le SRAS qui a duré pendant quelques mois. Cela veut dire quelques mois, où tous les jours on se demande ce qui se passe et où tout les matins au réveil, c’est l’angoisse qui vous accueille. Et pendant cette période, tout vous rappelle la crise. Les gens avec les masques, la prise de température à l’entrée des bâtiments, nous même portant les masques, ou utilisant souvent les produits désinfectants etc.

    Je me rappelle très bien des prémisses de la crise, des signaux faibles si l’on peu dire. En 2002 ou début 2003, nous avons commencé à recevoir un ou deux SMS parlant vaguement d’une maladie mystérieuse dans le sud de la Chine. Puis à Shanghai, où j’habitais à l’époque avec ma femme, je me rappelle très bien avoir été surpris un jour de voir des infirmiers chargeant un malade sur un brancard. Les infirmiers portant un masque. Ce qui était très très inhabituel pour moi. Puis des proches parlaient d’une maladie de manière plus précise. À ce moment je me rappelle très précisément aussi avoir été dans un autobus, où un des passager était pris de crises de toux très fortes, il ne pouvait s’arrêter et avait visiblement de la fièvre. Mon instinct à l’époque m’avait fait utiliser mon écharpe comme un masque puis je suis sortie rapidement du bus. Tous ces éléments pris séparément, ou même ensemble d’ailleurs, ne peuvent peut être même pas être reliés ensemble. Mais la vie en temps d’épidémie est faite de ça et c’est ça qui est dur, il faut le dire pour comprendre ce que les gens qui vivent là-bas peuvent vivre. A partir du moment où le nombre des victimes augmente, petit à petit, on fait encore plus attention, au bruit d’une sirène de pompier ou d’ambulance, aux histoires des voisins de la famille ou des collègues de travail. Je connais deux livres qui rendent un peu l’ambiance : la peste de Camus et Rhinocéros de Ionesco (quand le héro voit les gens petit à petit se transformer en rhinocéros). Il y a la vie au quotidien, comme on va au bureau et on rencontre des gens (voir on voyage), on peut se demander si on a pas choppé la maladie. Il faut le reconnaître c’est très psychologique, parce qu’en pratique, même si on entend parler de gens malades, emmenés à hôpital ou même assigné à résidence, on a très rarement affaire directement avec la maladie touchant un proche par exemple. Bref vous l’avez compris l’ambiance est lourde. L’ambiance est lourde et il est nécessaire de prendre l’air quand c’est possible, En ces moments les rues sont très peu fréquentées. Ça peut même être l’occasion de découvrir des nouveaux quartiers en marchant. Le sport aussi aide beaucoup à se déstresser. Encore une fois c’est un travail très psychologie, parce que la maladie en fait, vous la côtoyez très rarement directement.

    Il y a des moments , de pic d’angoisse. C’est quand on sent que la situation se détériore (le nombre de cas augmente) et que tout d’un coup il y a une annonce d’un nombre importants de nouveau cas ou de découverte de cas dans un hôpital. Oui, c’est arrivé à Pékin par exemple. Ce genre de révélation plonge toute la population dans la panique. A Pékin il y a eu deux ou trois semaines avec plus personne, mais vraiment personne, dans les rues, suite à la découverte de nombreux cas dans l’hôpital central de la ville. Les patients avaient été amenés là, des quatre coin du territoire.
    C’est le second point que je veux aborder, la panique dut à une révélation soudaine. Généralement la panique est dût au fait qu’un problème caché est devenu subitement public. Même si la situation strictement médicale, n’a pas évoluée, la perte de confiance, emporte tout sur son passage comme un tsunami. Il faut aussi se préparer à vivre ce genre de moment. Et d’ailleurs il faut aussi en tirer les conséquences pour la façon dont les choses pourraient se passer en Europe si jamais ce type de problème devait arriver un jour.

    Mais heureusement comme dans toute crise, il y a une décrue et une fin. Le nombre de cas annoncé diminue, le temps se réchauffe, le soleil revient et un beau jour, on ne parle plus de l’épidémie. Une épidémie se propage, mais ne peut se maintenir ad-vitam. Il y a nécessairement une fin et s’en convaincre aide aussi à passer la période.

    L’information joue un rôle fondamental dans ce genre de crise et sur le moral qu’on peut avoir. Les médias (maintenant les réseaux sociaux) ont une grande responsabilité sur la gestion de la crise. Parce qu’ils ne sont pas à la source des informations, ils ont un rôle évident dans la propagation des nouvelles, voir de rumeurs, ou même des mensonges. Je me rappelle très bien que le seul moyen d’information ‘fiable’ à l’époque c’était les informations en provenance des journaux occidentaux. Le gros problème, c’est qu’ils ont tendance à faire dans le sensationnalisme, mais c’est encore plus vrai pour les réseaux sociaux de nos jours. Alors que les gens sur place et aussi leurs familles et amis en France ont besoin d’une information objective.
    Il y a aussi l’information donnée par le gouvernement local. Il y a à mon avis un gros malentendu sur la nature de l’information en Chine (par rapport à l’occident). Quand on parle de censure, on ne comprend pas ce que cela veut dire dans le contexte chinois. On transpose littéralement, nos habitudes occidentales, de censure systématique par exemple, et on imagine que cela se passe de la même façon en Chine. Il y a bien sur une censure, mais aussi beaucoup “d’accidents” dans l’information provenant des différents niveaux de la société sous forme d’autocensure. De sorte que ce n’est pas toujours le gouvernement central qui décide d’éliminer telle ou telle information. Ou de la modifier. L’information en Chine n’est pas une chose triviale, on le sait par exemple à propos des statistiques économique (par exemple le taux de croissance).
    Les crises épidémiologiques, ont ceci de particulier qu’elles sont les pires, en ce sens, qu’il n’y a pas un ennemi visible à combattre, à éviter ou à mettre en échec. Ce n’est pas non plus une crise écologique comme une inondation qui progresse ou un feux. Le mal est invisible, il peut être partout, et frapper n’importe qui riche ou pauvre, rien n’est négociable, rien n’est sur. L’épidémie rode comme la mort et fait surgir les craintes les plus enfouies et les plus primaires de l’homme. Ce type de crise jette surtout un voile de peur sur une population, et c’est un des problèmes à gérer. Aucune raison ne peut combattre ce type de panique. On l’a vu d’autant plus que le bilan du SRAS est bien inférieur au bilan d’une grippe par exemple. On peut voir en ce moment sur les réseaux sociaux tout et n’importe quoi. Mais ces réseaux sociaux peuvent être un moyen de diminuer la panique d’une population.

    Pour avoir vécu dans cette situation, je pense qu’il est souhaitable que les autorité communiquent très régulièrement, heure par heure, sur l’évolution de la situation. Il est important pour éviter toute panique de ne pas cacher des choses, car c’est la révélation de ce qui a été caché qui créé les mouvements de peur panique dans la population. On l’a vu encore à Wuhan. Encore une fois, ce n’est pas l’ampleur du nombre de victime ou la nature de la maladie qui cause la peur panique d’une foule, mais la perte de confiance à un moment dans les gens sensés protéger la population.

    D’autre part, il est important pour tout le monde de combattre les rumeurs infondées ou les mensonges qui peuvent aussi créer la panique.

    Enfin, quand je vois le comportement de certains occidentaux sur les réseaux sociaux j’ai honte pour eux. Si vous avez une information que vous considérez comme importante, les autorités sanitaires sont disponibles pour faire le nécessaire. Dénoncer des personnes sur les réseaux sociaux (ou relayer des informations non vérifiées ou douteuses ou sensibles) tombent sous le coup de diverses lois. En cas d’état d’urgence par exemple, les peines encourues peuvent être très très lourdes pour avoir répandu ce type d’information. Et les auteurs sont toujours recherchés pour ces motifs extrêmement graves. Vérifiez vos informations , ou passez par des voies officielles.
    D’autre part, les plaisanteries sur ce sujet ne sont pas comprises comme telles par les Asiatiques, mais sont plutôt vu comme une pure agression. Si vous voulez paraître intelligent, il est beaucoup plus efficace de montrer son empathie et sa solidarité.
    J’aimerais aussi vous mettre en garde contre les vidéos ou photos qui viennent de Chine. Vous ne savez pas qui les à réalisées, dans quel contexte elles ont été faites. Le monde Chinois n’est pas simple. Contrôlez vos sources, recoupez ce que vous voyez plutôt que d’interpréter ce que vous croyez comprendre. Ou vous passerez vite pour un rigolo ou plus grave.
    Certains s’offusquent de quelques habitudes alimentaires des Chinois. Les plats que l’on ne mange pas en occident, ne sont pas mangés partout en Chine et que le sud est plus exotique que le Nord à ce propos. Mais là encore, les habitudes alimentaires sont le résultat d’une histoire (vous savez il y a nombre de peuple qui ne comprennent pas comment nous pouvons manger des escargots). La Chine est aussi un pays qui a connu il n’y a pas si longtemps des famines et j’imagine que certaines habitudes se sont gardées. En France, il n’y a pas si longtemps (dans la deuxième moitié du XX siècle) des familles entières pouvaient mourir d’une mauvaise nourriture. Ainsi va le monde et ce ne doit pas être un sujet de critique ou moquerie. Les Chinois traversent une épreuve et nous devons les soutenir, comme nous aimerions qu’ils nous soutiennent si le même genre chose devait nous arriver, et nous n’en sommes pas à l’abri.

    Maintenant je pense à l’Europe, et à la France, à la Belgique. Il est important et urgent de mettre en place rapidement des moyens de contrôle et d’information pour que les gens soit informés de la situation en Chine, je pense aux proches et aux familles. Mais aussi pour les informer de la situation en Europe même ! Et pour communiquer le plus rapidement une information objective et factuelle de la situation. Cela veut dire aussi prendre des mesures comme le contrôle à toutes frontières (prise de température par laser et questionnaire de voyage ; tout ça est facile à mettre en place). Ce ne sont pas des recommandation ‘médicales’, mais doit faire partir d’un dispositif de communication. Parce que l’information est nécessaire pour éviter la panique. Pour les questionnaires de voyage, il ne faut pas oublier que la Chine s’est beaucoup internationalisée depuis 17 ans et que Wuhan épicentre de l’épidémie est une ville où les francophones y ont beaucoup de relations. Et on retrouve des francophones sur tout les continents. En Europe, et en particulier en France et en Belgique, on doit communiquer sur les moyens mis en œuvre au cas où une crise de ce genre surviendrait. Avec les moyens informatiques il est facile de mettre cela en place rapidement et pour pas cher.
    Il hors de mon propos de donner des conseils sur le plan médical, mais simplement de donner des conseils sur la manière de communiquer lors de ce genre de crise pour faciliter la vie à tout le monde et surtout pour éviter des paniques comme j’ai pu les voir se produire en Chine il y a 17 ans.

    A partir du moment où ce type de mesure est mis en place, les échanges entre les pays ont moins de raison d’être impactés. Dans le même ordre d’idée, quand on est sur place, une question qui tourne dans la tête est ‘Est-ce que je reste ?’. Je pense que nombreux sont ceux qui se la pose, en fait tous se la posent. Chacun y répond plus ou moins vite. A l’époque j’étais resté en me disant que j’étais venu là pour rester et que je ne pouvais laisser comme ça ma belle-famille et mes collègues et revenir quand tout irait bien. Mais ce doit être une décision personnelle, est-ce par exemple raisonnable de rester ou pas avec des enfants en bas age ? C’est une décision que je n’aurais pas aimé avoir à prendre.

    Pour finir, Il faut bien le répéter, le SRAS à touché 8346 personnes dans le monde (Wikipédia) et 646 en sont morts. Il est possible qu’il y ai eu des complications, mais je n’en sais pas plus. A coté certaines pandémies de grippe ont un nombre de victimes se comptant en million. Si cela ne préjuge de rien, il convient de toujours garder ces chiffres à l’esprit quand on parle de ce sujet.

    Il y a beaucoup à dire et si je pense que cela est nécessaire, je n’hésiterais pas à publier plus sur le sujet.

    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in Non classé | Comments Off

    Bonne année 2019 – Meilleurs voeux

    En vous souhaitant de trouver votre trèfle à quatre feuille :)


    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in Non classé | Comments Off

    Marjolaine – La bave d’escargot de Mlle Agathe (cosmetiques bio)

    Un produit novateur découvert au salon Marjolaine a été la bave d’escargot !

    Personnellement je n’utilise pas de produits beauté, mais j’ai tenu à vous communiquer l’existence de ce type de production bien Française. Voici un lien vers leur site.

    En plus j’ai trouvé une de leur vidéo sur Youtube, je vous l’intégre ici:

    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in bio | Tagged , , , | Comments Off

    Voyage – Espagne – Madrid nuit en hiver

    Madrid en hiver, c’est une ville très accueillante et chaleureuse.
    Une série de 5 photos.











    FacebookDiggFriendFeedLinkedInMySpacePingTwitterYahoo BuzzShare
    Posted in voyage | Tagged , , , , , | Comments Off