2020 – crise coronavirus – Fiche – Mesure d’hygiène


Avertissement:
Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus.
Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles

Rappel:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

Je me rappelle des mesures d’hygiène appliquées en temps du SRAS en 2003. Ces mesures que j’avais appliquées ou des recommandations de la santé publique:

  • Boutons d’ascenseur, de distributeur , DAB etc. désinfecter avant utilisation ou intercaler tissu
  • Ne pas porter le tissu de ses vêtements à ses yeux
  • Faire un peu de sport, diminuer le stress
  • Réserver des moments de calme
  • avoir un peu de réserve de nourriture/médicaments/eau
  • Pas d’achats à la sauvette ou sandwicherie de nourriture/eau
  • Pas de plat préparés
  • Eau: vérifier le bouchon fait clac à l’ouverture
  • Avoir sur soi son propre savon, lingette désinfectante (avant repas), gel anti-septique
  • Avoir un masque propre pour les lieux à risque (métro,ascenseur etc.)
  • Ne pas partager bouteille, ou nourriture(mode en Chine)
  • Ne pas toucher ou caresser les animaux inconnus
  • Ne pas écraser les mouches/moustiques
  • Éviter les endroits climatisés et confinés comme avion (utiliser train sans clim), ascenseur (escalier)
  • Nettoyer les claviers/écrans avant utilisation
  • Désinfecter les appareils/affaires achetés à l’extérieur avant entrer dans la maison
  • S’éloigner des gens qui crachent, toussent
  • Désinfecter les espaces communs
  • Arrêter la climatisation/ne pas aller dans des endroits climatisés
  • Éviter la restauration/transports collectifs
  • Ne pas mettre les doigts dans les yeux
  • Bouillir l’eau du robinet pour boire
  • Ne pas mettre les doigts dans le nez, la bouche, les oreilles
  • Pas de viande ou de poisson crues (toujours bien cuit)
  • Portez un masque au moindre signe de rhume/fièvre
  • Portez des gans dans les lieux publics
  • Portez des lunettes
  • évitez toucher rambardes, barres, poignées, vélos publiques
  • Evitez de manger cru, bien cuire les plats
  • Ne crachez pas
  • Lavez vous les mains au moins avant manger après lieu public
  • Evitez les contacts et trop près
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2020 – crise coronavirus – Fiche – La bouffe en Chine et notre vision


Avertissement:
Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus.
Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles

Rappel:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

Dans les photos et vidéos qui arrivent de Chine, il y a les cas alimentaires montés en généralités.

Boite à outil :

- La bouffe ! Oui la France et la Chine sont les deux pays au monde qui sont les plus fiers de leurs plats les plus variés. On dit que le France a autant de fromages que de jours dans l’année, les Chinois ont aussi un nombre innombrable de plats tous plus délicieux les uns que les autres. Parmi toute la cuisine Chinoise, il y a peut être 00,0001 % de la population qui mange une fois par an des trucs que nous trouvons bizarres. Et qui utilisent des méthodes choquantes. Mais nous en France mangeons un truc tout visqueux et baveux et sans doute rempli de bactéries : les délicieux escargots. Nous faisons aussi souffrir les canard pour leur foie gras. Et je ne parle pas des méthodes d’abatage du bétail. Et les huîtres crue.

Et quand bien même, s’il est exact que nous mangeons du cheval et il n’y a pas si longtemps du chien (j’adore les chiens comme compagnon) même hors temps de famine ! Il n’y a pas si longtemps nous mangions aussi du rat, des éléphants et tout ce qui passe sous la main en temps de crise. Je veux aussi rappeler l’épisode de cet avion perdu en montagne où les accidentés ont bien dut manger ce qu’ils pouvaient. Bref, la faim pousse l’humain à manger n’importe quoi pour survivre c’est notre lot à tous et il faut prier pour ne jamais être dans ce genre de situation.

Je veux en venir au fait que les dernières famines ne datent pas d’il y a plus de 50 ans en Chine et encore, dans certaines campagnes, je ne suis pas sur que les gens mangent encore à leur faim. Cela crée des habitudes alimentaires, exactement comme chez nous. Pourquoi croyez vous que nous mangeons du fromage et du saucisson ? Parce que ça se conserve et qu’en temps de crise ou de disette il y a ça à manger.

De plus il y a des occidentaux qui n’hésitent pas non plus à manger des trucs bizarres en Chine (par exemple les vers sont très bons quand ils sont grillés et il y a sur le marché de Pékin des tas d’insectes séchés et/ou grillés qui se mangent et craquent comme des chips sous la dent).

Avant de critiquer telle ou telle habitude, faisons en sorte de réfléchir deux ou trois secondes. La bouffe dépend du contexte géographique : dans les mêmes conditions nous mangerions la même chose. Si vous regardez une carte de Wuhan par exemple, vous verrez qu’elle est entourée d’eau. Difficile de faire pousser du blé ou du riz, les gens pour survivre à des famines ont été obligé de manger des chauve-souris, rats etc. et l’habitude est restée. C’est pas plus compliqué que ça et c’est comme chez nous. Les étrangers se demandent comment nous pouvons nous goinfrer de moisissure blanches, vertes, orange d’une couleur douteuse, et pourtant c’est délicieux et cela se trouve sur le … fromage : gagné !

Pour finir on ne sait pas vraiment d’où vient le coronavirus, et même s’il été prouvé qu’il vienne de chauve-souris, n’oubliez pas non plus que récemment une bactérie carnivore -extrêmement toxique- est apparue dans de la viande en occident. Sans compter toutes les maladies apparue de façon très localisées, que je ne rappellerais pas ici, mais qu’on tous en tête.

Ne faisons pas comme dans la fable de Jean de La Fontaine : Les Animaux malades de la peste . La maladie est le lot de l’humanité et il nous faut faire avec et lutter ensemble. D’ailleurs en ce moment il y a aussi beaucoup d’actes héroïques en Chine, comme on a pu le voir à Tchernobyl. Et au moins pour ça, cela se respecte.

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2020 – crise coronavirus – Fiche – Informations de Chine


Avertissement:
Comme je n’ai pas le temps de rédiger, je vais à partir de maintenant dés que nécessaire réaliser des fiches sur différents sujets à propos de la crise du coronavirus.
Ces fiches peuvent évoluer n’importe quand en fonction des mises à jour que je juge utiles

Rappel:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

Dans les nouvelles qui arrivent de Chine, il y a un peu de tout (chiffres, vidéos, déclarations officielles, etc.).

Force est de constater que les occidentaux ne sont pas armés pour démêler le blanc, du noir et encore moins du gris. Surtout dans une situation aussi critique ou la peur plonge le cerveau dans le brouillard. J’ai donc pensé nécessaire d’exposer mon point de vue. A vous ensuite de vous faire le votre.
J’ai passé 6 ans Chine (J’y été en 2003 pendant le SRAS), j’y été aussi comme manager d’entreprise. Et j’ai beaucoup aimé vivre et travailler avec les Chinois, j’en parlais la langue mais cela c’est un peu rouillé depuis. J’ai écrit un livre pour mieux faire connaître la mentalité Chinoise, mais il est épuisé et la crise actuelle ne me donne pas le temps de le republier. Et je veux, vu la gravité de la situation donner une information rapide et utile.

Donc les statistiques en Chine.

Ce sujet est très important car si j’ai bien compris les explications médicales, il conditionne les différents taux qui déterminent une épidémie.

Généralement en occident, nous avons été éduqués dans l’idée que les chiffres devaient être objectifs. Nous avons une relation avec les données qui sont objectives. Mon avis est que cela est du à notre histoire très orienté sur la guerre et pour cela nous avons collectivement besoin de données exactes. Après on peut les trafiquer, mentir mais cela se fait en toute (bonne ou mauvaise) conscience et en toute malhonnêteté assumée.

En Chine cela ne se passe pas exactement comme ça. Une partie des statistiques et des chiffres fonctionnent de la même façon que nous, avec son honnêteté et sa malhonnêteté. Et une autre partie a une relation plus sociale avec les chiffres ou les données, en clair l’exactitude des chiffres passent après la conservation des relations sociales.
Les Chinois ont 5000 ans d’histoire, ils en sont fiers, et pour ma part j’ai pu le vérifier. Et ce poids de l’histoire est présent dans leurs relations sociales. Il y a aussi beaucoup de proximité et d’empathie entre les gens qui sont proches. Pour un Chinois, il est important de préserver une harmonie des relations. Or, les chiffres bruts et froids, on le comprend bien, peuvent fonctionner difficilement dans un univers si social.
Vu de l’extérieur, pour certains, la société Chinoise peut paraître froide comme un bloc d’acier communiste, dure comme une armée et insensible comme un monstre impitoyable. C’est tout le contraire.
Les Chinois sont empathiques, souples et très sensibles, leur politesse et leur éducation leur interdit de montrer cela devant des étrangers et en public. Du à notre culture et notre éducation, nous occidentaux avons du mal à comprendre cela. Les Chinois sont un peuple d’Asie et comme Alexandre le grand l’avait déjà remarqué, il y a une différence fondamentale entre Europe et Asie.
Ce n’est pas anecdotique, mais permet de mieux comprendre la situation actuelle.
J’en veux pour preuve les crises du SRAS en 2003, mais aussi la catastrophe du ‘grand bond en avant’ (je vous recommande de lire des choses à ce sujet).

Pour donner une boite à outil de lecture :

- Un responsable Chinois (quelque soit son niveau) n’assène jamais une mauvaise nouvelle: il fait une réponse en plusieurs étapes, par petit morceau, pour ne pas créer un effet de panique ou ne pas heurter son interlocuteur. Donc il y a toujours une gradation dans la découverte de la situation. Comme c’est une façon de faire, il ne faut pas chercher du complotisme, cela peut déstabiliser.

- Dans le même ordre d’esprit, en cas de problème on peut ne pas vous le désigner directement car c’est très mal poli (sauf entre amis ou collègues). Mais le responsable peut s’arranger pour par tout un tas de signes indirects faire comprendre la nature et l’étendu du problème.

- Les données doivent transiter depuis la base vers le sommet. Dans toutes les équipes ou entreprises c’est comme, il en va de même pour un pays. ça Or à tout les étages il peut y avoir par exemple la volonté de ne pas froisser ou contrarier son supérieur. Cela a produit des effets dramatiques dans certaines crises. Les motifs peuvent être variés, ambition mal placée, volonté de garder la face etc.

- Si le sommet prononce un chiffre, il n’y aura peut être pas grand monde qui aura l’audace de dire le contraire ou de donner tord au sommet. Il est difficilement envisageable pour un chinois -en général- de faire perdre la face au pouvoir, parce qu’il sait que c’est mettre en doute son pouvoir. Oubliez de mettre ça sur le dos d’un système ‘communiste’ c’est comme ça depuis des millénaires, les textes le prouvent (voir les trois royaume CaoCao et l’histoire de l’âne ou du cheval).

- Ce qui est si difficile avec les statistiques en Chine, c’est qu’il est difficile d’estimer comment, dans quel but et dans quel sens elles ont été modifiées. Donc le « on nous cache des choses » n’est pas la plupart du temps approprié si on veut avoir une compréhension honnête de la situation.

- Pour éviter tous ces écueils il faut toujours recouper des chiffres avec des données ‘factuelles’ . Par exemple à une époque, on pouvait déduire le PIB de la consommation d’électricité. Si on vous annonce que l’on va construire un hôpital de 1000 lit c’est probablement qu’il y a au moins autant de malades. Alors que les statistiques officielles disent le contraire.

Il faut absolument , par contre, éviter dans le piège de croire que ces comportements sont malhonnêtes ou destinés à vous duper, à vous tromper. La meilleure preuve : seuls les occidentaux qui ont compris cela réussissent en Chine. Ceux qui ne réussissent pas rejetteront toujours la faute sur les Chinois. Alors que ce sont eux qui n’ont pas compris le fonctionnement de leur société. On apprend bien les langues étrangères, il y a aussi les habitudes à apprendre quand on vit en pays étranger.

C’est la raison pour laquelle le travail avec la Chine de la part des pouvoir publics demande beaucoup de travail et d’analyse et de clairvoyance. Et j’imagine très bien que c’est ce qu’ils font avant toute prise de décision, pour ne pas passer à coté de quelque chose de très grave.

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2020 – Année du rat – épidémie coronavirus – SRAS

Cela fait longtemps que je n’ai rien publié sur ce blog. J’ai décidé de souhaiter un bon nouvel an Chinois pour cette nouvelle année du rat, et puis je veux parler de ces circonstances dramatiques.

Pour ceux que j’ai connu a cette époque et qui sont encore sur place, je ne peut que leur souhaiter que cela s’arrête le plus vite et qu’ils s’en sortent sans problème. Je leur souhaite d’être en sécurité et en bonne santé et je pense à eux et je prie pour qu’il ne leurs arrive rien.



Actuellement en Chine il y a une épidémie de coronavirus (appelé de façon incorrect coronovirus sur twitter). D’après les scientifiques, il est de la même famille que le SRAS qui avait frappé principalement la Chine et l’Asie du Sud-Est dans les années 2000 (2002-2004). Comme je ne suis pas médecin, je n’ai pas d’idée sur la vitesse de propagation et de l’extension de l’épidémie. Et je m’en tiens aux chiffres et aux recommandations de l’OMS. Je n’ai pas d’opinion sur les informations différentes qui circulent à ce sujet.

Comme j’ai aussi vécu ces événements à Shanghai en 2003 (*). Je pense assez bien comprendre l’état d’esprit des gens sur place. C’est ce que je voudrais évoquer ici à travers mon expérience de 2003 pour aider si possible moralement, parce que c’est important. Je pense à tous les gens Expats et Chinois que j’ai connu là-bas et que je sais combien il est difficile de les aider et je partage leurs doutes et leurs appréhensions. C’est assurément une période très dure.

(*)La période de connaissance officielle du SRAS fut de février à Juillet 2003, bien qu’en pratique la période la plus difficile fut de mars à mai environ.

Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical.

Pour ceux qui sont en Chine ou qui y vont, mais qui n’ont pas connu cette période et pour ceux qui n’ont jamais vécus en Chine, mais qui y ont des proches ou qui voient les événements à la TV ou sur les réseaux sociaux. j’aimerais dire quelle fut mon expérience et ce que j’en ai retiré.

Au delà d’un très grave problème médical, ce type d’épidémie a aussi une forte dimension psychologique. Un problème grave de psychologie des foules. C’est important de comprendre cela pour essayer de garder la tête froide pour prendre les bonnes décisions pour soi et pour les autres.
L’aspect psychologique, par définition, concerne tous ceux qui ne sont pas touchés directement ou par un proche. J’ai pu voir que c’est un phénomène très très puissant qui doit être maîtrisé. C’est un mécanisme que l’on doit comprendre personnellement pour essayer de passer la crise, sur place, dans les conditions les moins mauvaises. Parce que c’est assez dur psychologiquement parlant, il faut le reconnaître.

Le premier point qui pose problème dans ce genre de crise, est la relation à l’information ou la connaissance de mauvaises informations. Et dans ce genre de circonstances, il y en a beaucoup. Il y a aussi le degrés de confiance qui est réservé aux autorités. C’est quand le manque de confiance est le plus important et que les informations sont absentes ou erronées qu’il est très difficile de supporter l’ambiance psychologiquement parlant. Surtout dans une crise comme le SRAS qui a duré pendant quelques mois. Cela veut dire quelques mois, où tous les jours on se demande ce qui se passe et où tout les matins au réveil, c’est l’angoisse qui vous accueille. Et pendant cette période, tout vous rappelle la crise. Les gens avec les masques, la prise de température à l’entrée des bâtiments, nous même portant les masques, ou utilisant souvent les produits désinfectants etc.

Je me rappelle très bien des prémisses de la crise, des signaux faibles si l’on peu dire. En 2002 ou début 2003, nous avons commencé à recevoir un ou deux SMS parlant vaguement d’une maladie mystérieuse dans le sud de la Chine. Puis à Shanghai, où j’habitais à l’époque avec ma femme, je me rappelle très bien avoir été surpris un jour de voir des infirmiers chargeant un malade sur un brancard. Les infirmiers portant un masque. Ce qui était très très inhabituel pour moi. Puis des proches parlaient d’une maladie de manière plus précise. À ce moment je me rappelle très précisément aussi avoir été dans un autobus, où un des passager était pris de crises de toux très fortes, il ne pouvait s’arrêter et avait visiblement de la fièvre. Mon instinct à l’époque m’avait fait utiliser mon écharpe comme un masque puis je suis sortie rapidement du bus. Tous ces éléments pris séparément, ou même ensemble d’ailleurs, ne peuvent peut être même pas être reliés ensemble. Mais la vie en temps d’épidémie est faite de ça et c’est ça qui est dur, il faut le dire pour comprendre ce que les gens qui vivent là-bas peuvent vivre. A partir du moment où le nombre des victimes augmente, petit à petit, on fait encore plus attention, au bruit d’une sirène de pompier ou d’ambulance, aux histoires des voisins de la famille ou des collègues de travail. Je connais deux livres qui rendent un peu l’ambiance : la peste de Camus et Rhinocéros de Ionesco (quand le héro voit les gens petit à petit se transformer en rhinocéros). Il y a la vie au quotidien, comme on va au bureau et on rencontre des gens (voir on voyage), on peut se demander si on a pas choppé la maladie. Il faut le reconnaître c’est très psychologique, parce qu’en pratique, même si on entend parler de gens malades, emmenés à hôpital ou même assigné à résidence, on a très rarement affaire directement avec la maladie touchant un proche par exemple. Bref vous l’avez compris l’ambiance est lourde. L’ambiance est lourde et il est nécessaire de prendre l’air quand c’est possible, En ces moments les rues sont très peu fréquentées. Ça peut même être l’occasion de découvrir des nouveaux quartiers en marchant. Le sport aussi aide beaucoup à se déstresser. Encore une fois c’est un travail très psychologie, parce que la maladie en fait, vous la côtoyez très rarement directement.

Il y a des moments , de pic d’angoisse. C’est quand on sent que la situation se détériore (le nombre de cas augmente) et que tout d’un coup il y a une annonce d’un nombre importants de nouveau cas ou de découverte de cas dans un hôpital. Oui, c’est arrivé à Pékin par exemple. Ce genre de révélation plonge toute la population dans la panique. A Pékin il y a eu deux ou trois semaines avec plus personne, mais vraiment personne, dans les rues, suite à la découverte de nombreux cas dans l’hôpital central de la ville. Les patients avaient été amenés là, des quatre coin du territoire.
C’est le second point que je veux aborder, la panique dut à une révélation soudaine. Généralement la panique est dût au fait qu’un problème caché est devenu subitement public. Même si la situation strictement médicale, n’a pas évoluée, la perte de confiance, emporte tout sur son passage comme un tsunami. Il faut aussi se préparer à vivre ce genre de moment. Et d’ailleurs il faut aussi en tirer les conséquences pour la façon dont les choses pourraient se passer en Europe si jamais ce type de problème devait arriver un jour.

Mais heureusement comme dans toute crise, il y a une décrue et une fin. Le nombre de cas annoncé diminue, le temps se réchauffe, le soleil revient et un beau jour, on ne parle plus de l’épidémie. Une épidémie se propage, mais ne peut se maintenir ad-vitam. Il y a nécessairement une fin et s’en convaincre aide aussi à passer la période.

L’information joue un rôle fondamental dans ce genre de crise et sur le moral qu’on peut avoir. Les médias (maintenant les réseaux sociaux) ont une grande responsabilité sur la gestion de la crise. Parce qu’ils ne sont pas à la source des informations, ils ont un rôle évident dans la propagation des nouvelles, voir de rumeurs, ou même des mensonges. Je me rappelle très bien que le seul moyen d’information ‘fiable’ à l’époque c’était les informations en provenance des journaux occidentaux. Le gros problème, c’est qu’ils ont tendance à faire dans le sensationnalisme, mais c’est encore plus vrai pour les réseaux sociaux de nos jours. Alors que les gens sur place et aussi leurs familles et amis en France ont besoin d’une information objective.
Il y a aussi l’information donnée par le gouvernement local. Il y a à mon avis un gros malentendu sur la nature de l’information en Chine (par rapport à l’occident). Quand on parle de censure, on ne comprend pas ce que cela veut dire dans le contexte chinois. On transpose littéralement, nos habitudes occidentales, de censure systématique par exemple, et on imagine que cela se passe de la même façon en Chine. Il y a bien sur une censure, mais aussi beaucoup “d’accidents” dans l’information provenant des différents niveaux de la société sous forme d’autocensure. De sorte que ce n’est pas toujours le gouvernement central qui décide d’éliminer telle ou telle information. Ou de la modifier. L’information en Chine n’est pas une chose triviale, on le sait par exemple à propos des statistiques économique (par exemple le taux de croissance).
Les crises épidémiologiques, ont ceci de particulier qu’elles sont les pires, en ce sens, qu’il n’y a pas un ennemi visible à combattre, à éviter ou à mettre en échec. Ce n’est pas non plus une crise écologique comme une inondation qui progresse ou un feux. Le mal est invisible, il peut être partout, et frapper n’importe qui riche ou pauvre, rien n’est négociable, rien n’est sur. L’épidémie rode comme la mort et fait surgir les craintes les plus enfouies et les plus primaires de l’homme. Ce type de crise jette surtout un voile de peur sur une population, et c’est un des problèmes à gérer. Aucune raison ne peut combattre ce type de panique. On l’a vu d’autant plus que le bilan du SRAS est bien inférieur au bilan d’une grippe par exemple. On peut voir en ce moment sur les réseaux sociaux tout et n’importe quoi. Mais ces réseaux sociaux peuvent être un moyen de diminuer la panique d’une population.

Pour avoir vécu dans cette situation, je pense qu’il est souhaitable que les autorité communiquent très régulièrement, heure par heure, sur l’évolution de la situation. Il est important pour éviter toute panique de ne pas cacher des choses, car c’est la révélation de ce qui a été caché qui créé les mouvements de peur panique dans la population. On l’a vu encore à Wuhan. Encore une fois, ce n’est pas l’ampleur du nombre de victime ou la nature de la maladie qui cause la peur panique d’une foule, mais la perte de confiance à un moment dans les gens sensés protéger la population.

D’autre part, il est important pour tout le monde de combattre les rumeurs infondées ou les mensonges qui peuvent aussi créer la panique.

Enfin, quand je vois le comportement de certains occidentaux sur les réseaux sociaux j’ai honte pour eux. Si vous avez une information que vous considérez comme importante, les autorités sanitaires sont disponibles pour faire le nécessaire. Dénoncer des personnes sur les réseaux sociaux (ou relayer des informations non vérifiées ou douteuses ou sensibles) tombent sous le coup de diverses lois. En cas d’état d’urgence par exemple, les peines encourues peuvent être très très lourdes pour avoir répandu ce type d’information. Et les auteurs sont toujours recherchés pour ces motifs extrêmement graves. Vérifiez vos informations , ou passez par des voies officielles.
D’autre part, les plaisanteries sur ce sujet ne sont pas comprises comme telles par les Asiatiques, mais sont plutôt vu comme une pure agression. Si vous voulez paraître intelligent, il est beaucoup plus efficace de montrer son empathie et sa solidarité.
J’aimerais aussi vous mettre en garde contre les vidéos ou photos qui viennent de Chine. Vous ne savez pas qui les à réalisées, dans quel contexte elles ont été faites. Le monde Chinois n’est pas simple. Contrôlez vos sources, recoupez ce que vous voyez plutôt que d’interpréter ce que vous croyez comprendre. Ou vous passerez vite pour un rigolo ou plus grave.
Certains s’offusquent de quelques habitudes alimentaires des Chinois. Les plats que l’on ne mange pas en occident, ne sont pas mangés partout en Chine et que le sud est plus exotique que le Nord à ce propos. Mais là encore, les habitudes alimentaires sont le résultat d’une histoire (vous savez il y a nombre de peuple qui ne comprennent pas comment nous pouvons manger des escargots). La Chine est aussi un pays qui a connu il n’y a pas si longtemps des famines et j’imagine que certaines habitudes se sont gardées. En France, il n’y a pas si longtemps (dans la deuxième moitié du XX siècle) des familles entières pouvaient mourir d’une mauvaise nourriture. Ainsi va le monde et ce ne doit pas être un sujet de critique ou moquerie. Les Chinois traversent une épreuve et nous devons les soutenir, comme nous aimerions qu’ils nous soutiennent si le même genre chose devait nous arriver, et nous n’en sommes pas à l’abri.

Maintenant je pense à l’Europe, et à la France, à la Belgique. Il est important et urgent de mettre en place rapidement des moyens de contrôle et d’information pour que les gens soit informés de la situation en Chine, je pense aux proches et aux familles. Mais aussi pour les informer de la situation en Europe même ! Et pour communiquer le plus rapidement une information objective et factuelle de la situation. Cela veut dire aussi prendre des mesures comme le contrôle à toutes frontières (prise de température par laser et questionnaire de voyage ; tout ça est facile à mettre en place). Ce ne sont pas des recommandation ‘médicales’, mais doit faire partir d’un dispositif de communication. Parce que l’information est nécessaire pour éviter la panique. Pour les questionnaires de voyage, il ne faut pas oublier que la Chine s’est beaucoup internationalisée depuis 17 ans et que Wuhan épicentre de l’épidémie est une ville où les francophones y ont beaucoup de relations. Et on retrouve des francophones sur tout les continents. En Europe, et en particulier en France et en Belgique, on doit communiquer sur les moyens mis en œuvre au cas où une crise de ce genre surviendrait. Avec les moyens informatiques il est facile de mettre cela en place rapidement et pour pas cher.
Il hors de mon propos de donner des conseils sur le plan médical, mais simplement de donner des conseils sur la manière de communiquer lors de ce genre de crise pour faciliter la vie à tout le monde et surtout pour éviter des paniques comme j’ai pu les voir se produire en Chine il y a 17 ans.

A partir du moment où ce type de mesure est mis en place, les échanges entre les pays ont moins de raison d’être impactés. Dans le même ordre d’idée, quand on est sur place, une question qui tourne dans la tête est ‘Est-ce que je reste ?’. Je pense que nombreux sont ceux qui se la pose, en fait tous se la posent. Chacun y répond plus ou moins vite. A l’époque j’étais resté en me disant que j’étais venu là pour rester et que je ne pouvais laisser comme ça ma belle-famille et mes collègues et revenir quand tout irait bien. Mais ce doit être une décision personnelle, est-ce par exemple raisonnable de rester ou pas avec des enfants en bas age ? C’est une décision que je n’aurais pas aimé avoir à prendre.

Pour finir, Il faut bien le répéter, le SRAS à touché 8346 personnes dans le monde (Wikipédia) et 646 en sont morts. Il est possible qu’il y ai eu des complications, mais je n’en sais pas plus. A coté certaines pandémies de grippe ont un nombre de victimes se comptant en million. Si cela ne préjuge de rien, il convient de toujours garder ces chiffres à l’esprit quand on parle de ce sujet.

Il y a beaucoup à dire et si je pense que cela est nécessaire, je n’hésiterais pas à publier plus sur le sujet.

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Bonne année 2019 – Meilleurs voeux

En vous souhaitant de trouver votre trèfle à quatre feuille :)


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Marjolaine – La bave d’escargot de Mlle Agathe (cosmetiques bio)

Un produit novateur découvert au salon Marjolaine a été la bave d’escargot !

Personnellement je n’utilise pas de produits beauté, mais j’ai tenu à vous communiquer l’existence de ce type de production bien Française. Voici un lien vers leur site.

En plus j’ai trouvé une de leur vidéo sur Youtube, je vous l’intégre ici:

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Voyage – Espagne – Madrid nuit en hiver

Madrid en hiver, c’est une ville très accueillante et chaleureuse.
Une série de 5 photos.











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Le lombricomposteur

J’ai acheté il y a moins d’un an un lombricomposteur. Le but que cet équipement est multiple: réaliser un compost (c’est à dire un terreau amélioré avec engrais naturel), éviter d’envoyer des déchets organiques à la poubelle, se sentir moins seul avec des des vers de terre remplaçant de manière avantageuse un chien, un chat ou un animal de compagnie :
- Pas besoin de les sortir (de toute façon il n’existe pas de laisse pour vers de terre)
- Donner à manger les restes de manière plus ou moins régulière, ces restes sont décomposés par les bactéries et digérés par les vers.
- Ils n’aboient pas (et ne mordent pas)
- Ils sont fidèles (ils restent généralement dans le lombricomposteur)

Autres intérêts:
- Permette de recycler certains déchets alimentaires sans avoir besoin de descendre les poubelles
- Obtention d’engrais et de compost pour les plantes et pour cultiver de l’herbe de blé par exemple
Voici quelques photos du résultat


Boîte à trois étages


Etage 2 en cours de décomposition, il reste encore des tiges d’herbe (du foin pour l’aspect carbone)


Etage 3 très décomposé, on voit une granularité plus régulière


Si vous avez des questions n’hésitez pas à me solliciter sur Facebook ou sur twitter : @bolassiette

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Rencontre d’un bol et d’une assiette au bord de la mer

#mer #plage #bolassiette #marée #méditerranée #soleil #thalassothérapie #vacance #voyage
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Sauvegarde des plantes – Les croqueurs de pommes

De multiples associations et même entreprises se sont montées ces dernières dizaines d’années pour sauvegarder le patrimoine végétal traditionnel Européen. L’association des croqueurs de pommes font parti de ces associations.

Avec le développement de l’agriculture industrielle, les variétés de fruits et de légumes ont tendance à devenir moins variées. Cela pose un gros problème en terme de concurrence : on arrive à un monopole de production de certains types de végétaux et cela pose un risque sanitaire majeur.
On sait que beaucoup d’Irlandais furent obligés de fuirent leur pays pour se réfugier aux Amérique. Mais on sait moins que le problème à l’origine de ce déplacement fut une crise alimentaire causé en partie par la faible variété de leur source alimentaire. Les Irlandais avaient en effet cultivé pour se nourrir la pomme de terre. Malheureusement, une maladie de ce végétal décima toute leur production et il y eu une grande famine, forçant les gens à partir en Amérique.
C’est le problème de la production agricole industrielle. Avec des végétaux affaiblis et monopolistiques, avec des terres qui se meurent sous les pesticides et autres agents chimiques, le risque d’un agent pathogénie majeur pourrait être terrible. On le vois bien avec les germes résistants aux anti-biotiques chez l’homme. Pourquoi en serait t-il différent chez les végétaux ?
Pour diminuer les risques, il est nécessaire que de nombreuses variétés soit encore cultivées.

Voilà pourquoi il est important d’avoir des jardins, des vergers, des maraichés, des champs avec des variétés de végétaux traditionnels. C’est ce que permettent des associations comme les croqueurs de pomme.

Autre remarque, de nos jours on ne connaît qu’une dizaine de variété de pomme, vendues sur les marchés ou en magasin. Alors qu’il en existent des centaines. Nous avons perdu cette intelligence du végétal, il faut la retrouver. Et puis proposer des plats en famille ou à des amis avec des végétaux traditionnel en prenant le temps de bien différencier les goûts c’est une autre façon de manger et de partager.

Association pour la sauvegarde des variétés fruitières régionales en voie de disparition

Voici leur site web www.croqueur-idf.fr

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