2020 – crise coronavirus – On est dans le pâté

Avertissement:
Je ne suis pas médecin, donc l’avis que je vais donné ici n’a rien de conseils ou de diagnostique ou rien qui se rapproche d’un avis médical. Je me rappelle des mesures d’hygiène appliquées en temps du SRAS en 2003. Ces mesures que j’avais appliquées ou des recommandations de la santé publique. Pour tout diagnostique ou décision médicales, veuillez vous en référer à votre médecin et aux directives sanitaires et de confinement de votre pays.

Bonjour,

Nous sommes le 29 mars 2020.

Je voulais faire une vidéo, et puis je suis pas fan de ce type d’exercice. Mais je voudrais faire le point sur la situation de l’épidémie.

Tout d’abord, je suis ce truc depuis fin janvier de manière très assidue. J’ai absolument délaissé le coté détails scientifiques parce que cela me semble pas à ma porté et d’autres font ça mieux que moi.
Pour ma part twitter est devenu LE (seul) moyen d’avoir une information complète, même si un tri absolument important s’impose. Vous pouvez me retrouver sur le compte @bolassiette. Mais attention, le monde se divisant en deux, les méchants et les gentils, je suis méchant et je bloque très vite quiconque n’est pas de mon avis.

Pour commencer, les deux grosses différences avec mon vécu du sras (voir mon article du 24 janvier 2020 sur le sujet) est que l’information est massive et beaucoup de gens sont touchés (tout le monde aura au moins un proche ayant été contaminé par le virus). Cette crise se rappellera comme celle de la grippe Espagnole de 1919 et par certains coté comme le Peste à Marseille de 1720. Le ton est donné.

Point au 29 mars 2020 – « On est dans le patté »

C’est un titre pas très optimiste mais il faut dire que je vois encore beaucoup de gens qui prennent ce virus à la légère :
1) le problème a été largement sous-estimé (volontairement ou non ?)
2) les mesures globales sont illisibles
3) les interrogation sur le virus demeurent (mais il est clairement dangereux, vaut mieux se le représenter comme une pneumonie que comme une ‘tite-grip’)
4) l’économie est en l’air

1) Le problème a été largement sous-estimé ou minimisé par la plupart (mais pas tous, c’est important !) des scientifiques et les politiques
Comme un certain nombre, j’ai fait parti des gens qui ont alerté -Par ex. mon fil twitter- personnel médical, influenceurs scientistes, diplômés, entrepreneurs, politiques et entourage pour leur faire prendre conscience du risque dans lequel nous nous trouvions. Il y a eu un refus total de voir la réalité en face et de comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvions. Et cela même après l’arrivé du virus en Iran ou pire en Italie. C’est un peu l’image de vouloir prévenir les gens quand la mer se retire avant un tsunami. Des responsabilités devront être recherchées et établies chez ceux ayant une influence médiatique et les connaissances scientifiques&médicales qui ont influencé ce refus de voir la réalité du risque.

2) Les mesures globales sont illisibles
Tristement il n’y a pas eu de coopération internationale (ou peu), de sorte que les mesures prises dans un pays n’ont rien à voir avec celles prises dans un autre. Avec des effets concurrents. Les résultats et les informations n’ont visiblement pas non plus passées de pays en pays. Pire l’Europe n’a pas endossé un habit de coordination. L’aide à nos amis Italiens ou Espagnols est invisible (s’il y en a eu une conséquente). D’un autre coté des pays comme le Royaume-Unis (qui a abandonné cette idée depuis), les Pays-Bas ou la Suède, on décidé de pratiquer l’ « immunité globale » ou « immunité de groupe », en anglais « herd immunity ». Ce type de politique est dangereux pour leur citoyen, mais encore plus pour les autres pays, la Belgique a logiquement dût fermer ses frontières avec les Pays-Bas et biensur n’accepte pas de prendre des malades de ce pays dans ses hôpitaux. Il y aura probablement des procès contre les responsables ayant décidé de l’ « immunité globale » . C’est la cacophonie générale.

3) les interrogation sur le virus demeurent
Il n’y a pas une information claire et sans ambiguïté sur les caractéristiques du virus. J’ai pu lire beaucoup de choses intéressantes dans les publications anglo-saxonnes, mais pas grand-chose dans la littérature francophone. Je vais dresser un inventaire des points critiques dans cet article.

4) l’économie est en l’air
Enfin ‘the last but not the least’, l’économie. Nous vivons depuis quelques temps dans une situation de confinement. Une période bizarre un peu « en l’air ». Mais la réalité va assez vite se rappeler à nous. Les licenciements (malheureusement déjà en cours pour les prestataires, indépendants ou freelance) vont pleuvoir en sortie de crise, si le gouvernement ne fait pas quelque chose. Déjà de ce coté là c’est une situation inédite et terrible aux Etats-unis. Les secteurs du tourisme, du luxe, de la voiture, l’immobilier, les loisirs, les textiles vont en prendre un sérieux coup. Même les nouvelles techno qui ont tout basé sur la pub vont avoir du mal. Quand au petit commerce sans des mesures particulières beaucoup ne s’en relèveront pas (manque de deux mois de CA, beaucoup de chômage donc pas de clients en reprise, concurrence des géants du net, inflation des produits de base etc. ad nauseam). C’est important parce que l’agro-alimentaire peut être touché et cela impacterai directement la survie de populations. Éventuellement, même en Europe -je pèse mes mots- pour les plus démunis et d’autres. Et je ne parle pas des médicaments.

Reprenons: la crise était sinon visible du moins facilement prévisible, par contre ses conséquences sont difficiles à évaluer parce qu’il y a aussi des enjeux évidement géostratégiques, voir évidement militaires.

Non ce n’est pas « presque une grippe » et non ce n’est pas de votre faute si vous le pensez. Il y a eu beaucoup de désinformation et de rassurantisme coupable véhiculé autour de ce virus.

Je vais être cash -au 29 mars 2020-ce jour- :
(Si vous voulez voir les sources, je vous recommande de suivre mon compte twitter (@bolassiette) je ne vais pas les reprendre ici, ma TL twitter est beaucoup plus fournie à ce sujet puisque j’y ai passé beaucoup de temps, trop)

- Un bébé de 7 mois est mort en Équateur (et un autre bébé aux USA juste quand j’écris ces lignes)
- En France, UK et USA j’ai connaissance au moins 4 jeunes de moins de 22, morts (majoritairement sans problème médical préalable) sur 48 heures. Voir mon fil twitter.
- La forme est grave pour (selon les pays de 10 à 20 % des infectés)
- 50 % des gens, mis dans le comas et en ventilation assistée meurent. Cinquante pour cent.
- Il y a un certain nombre de moins de 40 ans et d’adolescent en ventilation assistée
- Une fois ‘guéri’, chez certains, les séquelles peuvent éventuellement durer sur des périodes se comptant en mois (évidement ce n’est pas précis par manque de recul). C’est donc une maladie très lourde et handicapante. Note : Certaines victimes du sras(2003) ont terminées dans de caissons de respiration artificielle (pas officiel).
- On ne sait clairement si un patient, sous certaines conditions, peut être réinfecté
- Il semble que le virus est réapparu chez certaines personnes une ou 2 semaines après leur ‘guérison’
- Je n’ai pas encore eu de confirmation sur le fait qu’un malade ‘guéri ‘ ne soit pas porteur du virus -c’est aussi le cas du VIH par exemple-
- Je n’ai pas de confirmation qu’un patient ‘guéri’ ne soit plus contagieux
- Une personne infectée par le virus et qui n’a pas de fièvre, pas de toux et n’éternue pas peut en contaminer d’autres
- Le virus peut infecter par les yeux, le nez, la bouche en allant dans les voies respiratoires. La propagation par le sang est en question à cette heure.
- Pour les hommes, il semble que des récepteurs (ACE2) du virus présent dans les poumons le soit aussi dans les testicules, pouvant potentiellement diminuer ou supprimer la reproduction.
- Dans de rares cas, il y aurait une attaque possible du système nerveux et des radios montrant une attaque du cerveau ont été diffusées par Global Time.

Voici le type de déroulement d’une infection (pour les deux phases les plus courantes):

Les premiers symptômes apparaissent en moyenne 5 jours après la contamination. On s’accorde sur -en général- une fièvre, une toux, des difficultés respiratoires.

En moyenne 5 jours après ces symptômes, la situation peut soi s’améliorer soit s’empirer.

Si elle s’empire, on note alors comme symptômes plus lourds: des nausées, des maux de tête, ainsi que des douleurs dans la poitrine et éventuellement dans les reins. Il y a une difficulté respiratoire lourde en générale.

On peut noter dans certains cas une perte de goût et/ou d’odorat, perte d’appétit.

Pour les gens qui en ont parlé sur twitter et qui ne sont pas nécessairement allé à l’hôpital c’est un handicap de une à cinq semaines d’affaiblissement et de symptômes divers. Sans compter l’angoisse face à l’inconnu que reste encore ce virus.

En termes plus généraux, la situation dans les pays occidentaux est délétère (Italie, Espagne, France, USA, UK etc.) sont aux prises avec une épidémie incontrôlable. Incontrôlable et qui terrasse les systèmes de santé. Tuant beaucoup de patients et contaminant beaucoup de personnel soignant. On note aussi des morts dans le personnel soignant, des morts jeunes. Les systèmes de santés sont submergés par cette vague les uns après les autres. Cela a comme conséquence une prise en charge de plus en plus difficile des patients du virus, mais aussi une non prise en charge des autres pathologies !

La situation est partie pour durer jusqu’en Mai/Juillet 2020. Et cela est envisageable si, le virus ne mute pas (c’est toujours le risque), si le virus contamine moins de monde du fait de la moindre proximité en été (moins de confinement des gens).
Si le virus passe l’été la situation va se compliquer, il peut y avoir des vagues. Il y a alors de plus en plus de risque de mutation, l’économie aura alors beaucoup de mal à s’en relever. Nous risquons un retour de qlq 10 d’années en arrière durant qlq années, sans parler des risques géopolitiques exacerbés.

Voilà pour ce tableau un peu sombre. Je ne vais pas vous laisser sans quelques recommandations :

- Grand principe de vie : Soyez paranoïaque, misanthrope, asocial, faites la tronche à l’avenant, moins vous serez sympathique, plus les gens vous fuiront moins vous courrez de risques
- Ne sortez pas sans : lunette de piscine(étanches) + masque + gants
- N’allez pas dans : les endroits confinés s’il y a pu y avoir quelqu’un avant ! (ascenseur, voiture etc.)
- Ne prenez pas les transports en commun. Vélo, trottinette, jogging c’est pas un bonne idée, vous pouvez vous chopper un truc qui traîne surtout où il y a du monde !
- N’aller pas dans les endroits climatisés (bureau, hôtel, avion, taxi, restaurant) ou exigez la fermeture de la climatisation. Évitez la circulation d’air par les conduits internes, mais ouvrez les fenêtres.
- Ayez sur vous soit du désinfectant, soit une bouteille d’eau savonneuse et une d’eau bouillie, pour vous laver les mains
- Emportez votre repas de midi, vous ne savez pas qui fait vos repas, qui lave, tient les assiettes ou les emballages. Pour la même raison évitez les plats délivrés à la maison.
- Draguer, rencontrer des nouvelles personnes est un risque. Évitez et fuyez les.
- Nettoyez les légumes et les fruits, faites bien cuire la viande et les œufs. Le cru (sushi, sashimi, tartare, jus de légume frais, jus de fruit frais) égal danger pour le reste du temps de l’épidémie. On ne mange pas cru en Chine, c’est pas pour rien !

Pour couronner le tout, il y a un problème de confiance de la population envers leurs dirigeants et/ou dans le système étatique. Cela est très variable selon les pays et les cultures politiques. Mais on note avant même que l’épidémie aie atteint son paroxysme des volontés de:
- Changement des dirigeants (au moins un pays a fait tomber ses dirigeants à cause de sa gestion de la crise)
- Procès divers (nombreux appels en France, au départ par les professions de santé)
- Organisation entre les citoyens (initiatives d’alimentation des personnes isolées, normalement le rôle de l’état à travers ses forces publiques en temps de crise)
- Prise en charge de la santé par des organismes d’état défiant le pouvoir (décisions de traitement hors du contrôle classique)
Ces aspects augurent d’un futur incertain en terme de stabilité politique aussi bien pour des pays où la crise de confiance est majeure, que pour des constructions qui n’ont pas su répondre à cette crise. Je pense biensur à l’Europe, terriblement absente en Italie, en Espagne. Sans politique globale forte de coordination de santé, délaissant ses citoyens, dont elle a tant fait en terme de marketing pour se donner une image protectrice. Vous l’avez compris, je ne vois pas comment l’euro, par exemple, pourra continuer dans sa forme actuelle après la crise. Et les impacts seront immenses. Je me permet de rappeler que le Royaume-Unis qui va quitter l’EU, serait tout heureux de pouvoir échanger avec des pays soit, déçus de l’Europe, soit qui se sont conduit de façon contraire à la morale (immunité globale) et qui ne pourraient plus justifier l’appartenance à l’Europe face à la population.
Je ne vais pas vous parler de la situation dans les autres zones du monde, mais en gros les USA, ne sont pas en bonne voie, à tel point que les Mexicains ont été obligés de sécuriser leur frontière avec leur voisin du Nord. Un comble !

Voilà, on ne fait pas dans l’optimisme béa, mais je pense que la vision des risques doit permettre à tous de mieux gérer les différents aspects de cette crise et surtout de faire attention. Bon courage.

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